Les grands enjeux de l’intégration économique et financière de l’espace ouest-africain ont occupé une place centrale lors de la troisième session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEMOA au titre de l’année 2026, tenue le vendredi 2 octobre à Dakar, au Sénégal.


Les grands enjeux de l’intégration économique et financière de l’espace ouest-africain ont occupé une place centrale lors de la troisième session ordinaire du Conseil des ministres de l’UEMOA au titre de l’année 2026, tenue le vendredi 2 octobre à Dakar, au Sénégal.


Présidée par le ministre de l’Économie et des Finances du Burkina Faso, Aboubakar Nacanabo, la rencontre a réuni les ministres en charge des Finances des États membres autour de plusieurs dossiers touchant au fonctionnement et au renforcement de l’espace communautaire. La Côte d’Ivoire y était représentée par son ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, qui a notamment plaidé pour la poursuite des échanges entre la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) et les Caisses des Dépôts et Consignations. Cette démarche s’inscrit dans la recherche de mécanismes susceptibles de mieux mobiliser les ressources disponibles au sein de l’espace communautaire et de renforcer le financement des économies ouest-africaines. Elle traduit également la nécessité d’une meilleure articulation entre les institutions financières régionales et les instruments nationaux de financement du développement.

Des décisions sur les marchés publics

Au titre de la Commission de l’UEMOA, le Conseil des ministres a examiné plusieurs dossiers structurants. Parmi eux figure le projet de Directive portant réglementation communautaire des marchés publics, dont l’adoption a été actée sous réserve de la prise en compte de plusieurs observations. Les échanges ont notamment porté sur l’ajustement du taux applicable aux ententes directes, l’introduction d’un indice de concentration des marchés publics au profit des prestataires ainsi que la prise en compte d’un marqueur genre destiné à renforcer l’entrepreneuriat féminin. La revue des délais applicables aux différentes étapes des procédures de passation des marchés a également été recommandée. L’objectif est de contribuer à une meilleure efficacité des procédures tout en renforçant la transparence et la participation des différents acteurs économiques.


Paiements régionaux et protection sociale

Les travaux ont également abordé les questions liées aux paiements régionaux, à la protection sociale et au financement du développement. Ces différents dossiers s’inscrivent dans la volonté de consolider les mécanismes d’intégration économique et financière entre les États membres de l’Union. Dans un environnement régional marqué par la nécessité de renforcer les échanges et de soutenir davantage l’investissement, la coordination des politiques économiques et financières apparaît comme un levier important pour accompagner les économies de l’UEMOA. La session de Dakar aura ainsi permis aux ministres de poursuivre les discussions sur les instruments communautaires destinés à faciliter les échanges, améliorer l’efficacité des marchés publics et renforcer les capacités de financement du développement.


À travers ces différents chantiers, l’UEMOA entend poursuivre la construction d’un espace économique et financier davantage intégré, capable de soutenir les initiatives publiques et privées et de favoriser une croissance plus inclusive au sein de ses États membres.


Inza CAMARA