Rentrée politique – Réunis le samedi 17 octobre 2026 au siège du Conseil régional d’Abengourou, les responsables de la délégation politique Abengourou Sud ont évalué leurs activités, examiné les difficultés de l’opération E-Militants et procédé à plusieurs réaménagements...

Rentrée politique – Réunis le samedi 17 octobre 2026 au siège du Conseil régional d’Abengourou, les responsables de la délégation politique Abengourou Sud ont évalué leurs activités, examiné les difficultés de l’opération E-Militants et procédé à plusieurs réaménagements internes pour renforcer l’efficacité du parti sur le terrain.


La Délégation politique Abengourou Sud du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) entend donner un nouvel élan à ses activités militantes. C’est le principal enseignement de la rentrée politique organisée le samedi 17 octobre 2026 au siège du Conseil régional d’Abengourou, sous la conduite du secrétaire départemental, Konin Kabran. Cette rencontre a rassemblé les responsables politiques, les représentants des structures spécialisées, les secrétaires de section et les responsables des CEGEL. Au menu des échanges figuraient l’actualité politique nationale, le bilan des activités, l’évaluation de l’opération E-Militants et la réorganisation des structures locales et départementales. Au-delà du bilan, les participants ont surtout cherché des réponses concrètes aux difficultés rencontrées sur le terrain, avec l’ambition de mieux encadrer les militants et de consolider durablement l’implantation du parti dans cette partie du département.

Des acquis électoraux à consolider

À l’ouverture des travaux, Konin Kabran a présenté plusieurs éléments de l’actualité politique nationale, notamment ceux relatifs à la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Il est ensuite revenu sur les résultats de l’élection présidentielle, saluant l’engagement des responsables et des militants. Selon les chiffres présentés au cours de la réunion, la délégation Abengourou Sud a enregistré un taux supérieur à 82 %. Pour le secrétaire départemental, cette performance témoigne des efforts déployés par les équipes locales, malgré les difficultés rencontrées et la présence d’autres formations politiques. L’élection de députés RHDP dans les circonscriptions concernées a également été évoquée comme une étape importante pour le parti dans la zone. Les participants ont par ailleurs rappelé la tournée de remerciements menée auprès des populations après les élections législatives. Prenant la parole, le ministre et député Adom Léon a insisté sur la nécessité de transformer ces acquis électoraux en une implantation durable. Il a encouragé les responsables à faire d’Abengourou Sud un bastion solide du RHDP et les a invités à poursuivre leurs efforts de mobilisation. Il a également salué les actions conduites par Konin Kabran pour animer la vie politique locale.  Les échanges ont aussi porté sur l’organisation nationale du parti et sur les perspectives d’amélioration des infrastructures, notamment le projet de bitumage d’un axe routier attendu par les populations.

E-Militants : des résultats en deçà des objectifs

L’évaluation de l’opération E-Militants a constitué l’un des principaux temps forts de cette rentrée politique. La délégation s’était fixé un objectif de 6 750 militants à enrôler, répartis dans 27 sections, à raison de 250 personnes par section. Malgré la mise à disposition de douze téléphones Android pour faciliter le travail des agents, les résultats attendus n’ont pas été atteints. Konin Kabran a reconnu les efforts accomplis tout en appelant les équipes à tirer les enseignements de ce bilan. Les difficultés soulevées concernent notamment la maîtrise insuffisante de la plateforme par certains agents et les problèmes techniques rencontrés au cours des opérations. Ces constats ont mis en évidence le besoin de renforcer la formation, l’accompagnement et le suivi des équipes. Pour les responsables, la connaissance précise des effectifs constitue un enjeu important. Une base militante fiable et actualisée doit permettre de mieux organiser les activités, d’identifier les adhérents et de mobiliser plus efficacement les structures. Afin de relancer l’opération, la mise en place de deux équipes spécialisées a été proposée. Pour la Zone 1, les noms d’Aka Narcisse et de Célestin ont été retenus ; pour la Zone 2, ceux d’Ali Kouassi et de Sié N’Guessan Léon. Un mécanisme de prime lié aux résultats est également envisagé. Au cours des discussions, Adjéi Landry a estimé que le découpage actuel des localités en zones n’avait pas produit les résultats escomptés. Il a évoqué la possibilité de fusionner certaines sections lorsque les réalités du terrain le justifient. Diarra Yacouba, président des jeunes d’Appoisso, a pour sa part souligné que certains responsables locaux demeuraient insuffisamment connus, ce qui complique la coordination des activités. Dembélé Mamadou a appelé les militants à s’approprier la nouvelle méthode de travail. La possibilité d’organiser les équipes par sous-préfecture a également été avancée par Marcel, avec le soutien du responsable de la Zone 2 et de Samuel, secrétaire général. Allaki Joséphine a insisté sur la place des femmes dans le dispositif, tandis que le député suppléant Ehouman a proposé de récompenser la zone ayant obtenu les meilleurs résultats en matière d’enrôlement. Ces propositions visent à rendre le dispositif plus opérationnel, en mettant l’accent sur la responsabilisation des équipes et l’évaluation des résultats.

Une réorganisation des responsabilités

La rentrée politique a également donné lieu à plusieurs changements dans les structures locales et départementales. Au niveau des zones, Aka Kouamé Serge est maintenu à la tête de la Zone 1. Dans la Zone 2, Ehouman Ignace remplace Goueti Eugène Kahou. Mathieu Yao est, quant à lui, chargé d’assurer le suivi de la section de Mme Abadjinan Bernadette, absente. Le bureau départemental connaît également des ajustements destinés à mieux répartir les responsabilités et à renforcer la coordination des activités.

Eboi Kablan Kpli devient secrétaire départemental adjoint. Dembélé Mamadou est chargé de l’implantation et des adhésions, Kessé Joseph des finances, Goueti Bi Kahou Eugène de la formation et Koffi Tano Marc des élections. La mobilisation et la communication sont confiées à Kouamé Djamala Marrion Luc Neville. À la tête de l’UJRHDP, Traoré Abdoulaye remplace Ahonon N’Dah René. Allaki Joséphine prend la responsabilité de l’UFRHDP en remplacement de Mme Abadjinan Bernadette. Ces changements s’inscrivent dans une volonté de redynamiser les équipes, de favoriser la rotation des responsabilités et d’améliorer l’animation politique de proximité.

Les cartes de militants au cœur des préoccupations

La confection des cartes de militants a également été abordée au titre des divers. Cette question s’inscrit dans le prolongement des efforts engagés pour mieux identifier les adhérents et fiabiliser les données militantes. Pour la délégation, l’enjeu est désormais de renforcer la cohérence entre l’enrôlement numérique, l’identification des membres et le fonctionnement quotidien des structures. Au terme des échanges, plusieurs priorités se dégagent : améliorer les opérations d’enrôlement, mieux connaître les effectifs, redynamiser les sections et renforcer la coordination entre les responsables. La nécessité de travailler dans un esprit d’unité, de discipline et de responsabilité a également été soulignée. La séance a pris fin à 14 h 45, après les remerciements adressés aux participants par Konin Kabran et le ministre et député Adom Léon. Cette rentrée politique aura ainsi permis à la Délégation Abengourou Sud de faire le point sur ses acquis, d’identifier les difficultés persistantes et de définir de nouvelles orientations. La mise en œuvre effective des mesures annoncées constituera désormais un enjeu essentiel pour traduire ces engagements en résultats concrets sur le terrain.


Par Adjéi Landry, SERCOM