La Côte d’Ivoire ouvre une nouvelle page de sa campagne cacaoyère.
La Côte d’Ivoire ouvre une nouvelle page de sa campagne cacaoyère. À l’occasion de la 10ᵉ édition des Journées Nationales du Cacao et du Chocolat (JNCC), ouverte ce mardi 1er septembre 2026 au Parc des Expositions d’Abidjan, le Gouvernement a annoncé le nouveau prix d’achat du cacao pour la campagne principale 2026-2027.
Le kilogramme de cacao bien fermenté, bien séché et bien trié est désormais fixé à 1 200 FCFA. Le café, autre produit emblématique de l’agriculture ivoirienne, est quant à lui rémunéré à 1 300 FCFA le kilogramme. L’annonce a été faite par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, représentant le Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, lors de la cérémonie officielle d’ouverture des JNCC 2026. Cette nouvelle campagne s’inscrit dans un contexte où la filière cacaoyère demeure au cœur de l’économie agricole ivoirienne et où la question de la rémunération des producteurs reste particulièrement suivie.
Un prix issu des arbitrages du Gouvernement
La fixation du prix intervient au terme des arbitrages gouvernementaux et tient compte du mécanisme de commercialisation fondé sur la vente par anticipation. Le ministre Bruno Nabagné Koné a expliqué que l’exercice consiste à rechercher un équilibre entre la nécessité de garantir un revenu conséquent aux producteurs et les capacités financières et budgétaires du dispositif de commercialisation. « Notre responsabilité, c'est de fixer un prix qui soit le plus haut possible en fonction des ventes réalisées par le Conseil du Café-Cacao, mais également un prix financièrement et budgétairement soutenable », a-t-il indiqué. Au-delà du montant annoncé, le message gouvernemental porte ainsi sur la consolidation de la filière dans la durée, avec l'ambition de mieux valoriser le travail des producteurs tout en renforçant la compétitivité du cacao ivoirien.
Du volume à la valeur
Cette nouvelle campagne ne devrait toutefois pas se limiter à la question du prix. Les autorités veulent désormais accélérer la transformation structurelle de la filière.
L’ambition affichée est de passer progressivement d’une logique essentiellement fondée sur les volumes produits à une approche davantage tournée vers la création de valeur.
Transformation locale, mécanisation, numérique et recherche sont ainsi appelés à occuper une place plus importante dans le développement de la cacaoculture ivoirienne. Une orientation qui vise notamment à faire davantage bénéficier l’économie nationale de la richesse générée par le cacao, premier produit agricole d’exportation du pays.
La jeunesse au cœur de la nouvelle ambition
Placée sous le thème « Jeunesse et cacaoculture du futur », la 10ᵉ édition des JNCC entend également mettre en lumière la relève de la filière. Le Gouvernement encourage ainsi une nouvelle génération d’agriculteurs à considérer la cacaoculture non plus seulement comme une activité traditionnelle, mais comme un secteur d’avenir pouvant intégrer davantage de technologie, d’innovation et de transformation. Aux jeunes, le ministre a lancé un appel à faire émerger une Côte d’Ivoire capable de s’imposer non seulement par la quantité de cacao produite, mais aussi par la qualité et la renommée de son chocolat. Durant trois jours, producteurs, coopératives, acteurs de la filière, membres du Gouvernement et partenaires internationaux se retrouvent donc à Abidjan autour des enjeux qui dessinent l’avenir du cacao ivoirien.

Avec l’ouverture de la campagne 2026-2027 et la fixation du prix à 1 200 FCFA le kilogramme, une nouvelle étape est engagée. Reste désormais à transformer cette ambition en davantage de valeur pour les producteurs et en perspectives nouvelles pour la jeunesse.
Inza CAMARA


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