Par Inza CAMARA Face aux nouveaux défis liés à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, la Côte d’Ivoire poursuit ses efforts pour renforcer son dispositif national de conformité aux standards internationaux.

Par Inza CAMARA

Face aux nouveaux défis liés à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, la Côte d’Ivoire poursuit ses efforts pour renforcer son dispositif national de conformité aux standards internationaux. Dans cette dynamique, le Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a organisé, le jeudi 25 juin 2026, un atelier de renforcement des capacités destiné au corps diplomatique ivoirien. Cette rencontre, tenue à la salle des banquets du ministère, a été organisée en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), avec l’appui financier du Gouvernement des États-Unis d’Amérique. Elle portait sur le processus de suivi de la Côte d’Ivoire par le Groupe d’examen de la coopération internationale (ICRG) du Groupe d’Action Financière (GAFI). La cérémonie d’ouverture a été présidée par S.E.M. Yapi Koffi Évariste, Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, représentant la Ministre d’État, S.E. Mme Nialé Kaba.


À travers cet atelier, le ministère entend doter les diplomates ivoiriens d’une meilleure compréhension des enjeux liés au processus d’évaluation internationale et renforcer leur capacité à porter efficacement le plaidoyer de la Côte d’Ivoire auprès des partenaires extérieurs. Prenant la parole, S.E.M. Ahounan Koidiane Noël, Directeur des enjeux globaux, a insisté sur l’importance d’une formation régulière des acteurs diplomatiques sur les questions relatives au GAFI. Selon lui, l’implication du corps diplomatique demeure essentielle pour accompagner les efforts nationaux et valoriser les progrès réalisés par le pays dans ce domaine. De son côté, M. Abbas Daher Djama, représentant de l’ONUDC, a rappelé que la conformité aux normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme constitue à la fois une exigence technique et un enjeu majeur de gouvernance. Saluant les avancées enregistrées depuis l’adoption du plan d’action en 2023, il a toutefois souligné la nécessité de poursuivre les efforts, notamment dans la supervision fondée sur les risques et le renforcement de la coopération internationale.

Il a également mis en avant le rôle stratégique des diplomates ivoiriens, appelés à devenir de véritables relais des réformes engagées par la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.

Pour sa part, S.E.M. Yapi Koffi Évariste a rappelé les différentes étapes du processus engagé depuis l’évaluation mutuelle de juin 2013. Il a souligné que la sortie de la liste de suivi du GAFI représente un objectif majeur pour la crédibilité internationale du pays, son attractivité économique et son image auprès des investisseurs et partenaires internationaux.

Au terme des travaux, l’ensemble des participants ont relevé l’importance de cette initiative qui traduit la détermination des autorités ivoiriennes à renforcer les mécanismes institutionnels de lutte contre les flux financiers illicites.


À travers cet atelier, le Ministère des Affaires étrangères confirme ainsi sa volonté de faire du corps diplomatique un acteur pleinement engagé dans la défense des intérêts de la Côte d’Ivoire et dans la promotion d’une gouvernance financière conforme aux standards internationaux.