La protection des espaces côtiers et marins s’impose plus que jamais comme un enjeu majeur pour les pays d’Afrique de l’Ouest.
La protection des espaces côtiers et marins s’impose plus que jamais comme un enjeu majeur pour les pays d’Afrique de l’Ouest. À Abidjan, les acteurs régionaux se retrouvent autour d’un même objectif : renforcer la mise en œuvre des règles communautaires et apporter des réponses concrètes aux menaces qui pèsent sur le littoral.
C’est dans cette perspective que les travaux du Comité régional de suivi de l’application des règlements de l’UEMOA sur la gestion des zones côtières et marines en Afrique de l’Ouest ont été ouverts ce mardi 1er septembre 2026.

La cérémonie d’ouverture a été présidée, au nom du ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Abou Bamba, par sa directrice de cabinet adjointe, Mme Indira Yanni-Domingo. Prévus du 1er au 3 septembre, ces travaux constituent un cadre de réflexion et d’évaluation sur l’application effective des règlements communautaires relatifs à la gestion des espaces côtiers et marins. Pendant trois jours, les participants devront notamment examiner les progrès réalisés, identifier les difficultés rencontrées sur le terrain et dégager des mesures correctives susceptibles d’améliorer la gouvernance des zones côtières et marines. L’enjeu dépasse toutefois le seul cadre réglementaire. Dans plusieurs pays de la région, le littoral est confronté à des pressions croissantes. L’érosion côtière gagne du terrain, les pollutions affectent les écosystèmes, les mangroves continuent de subir des dégradations et les effets du changement climatique accentuent la vulnérabilité des communautés installées dans les zones côtières.
Face à cette situation, la coopération régionale apparaît comme un levier essentiel. La mise en cohérence des politiques publiques, le partage des expériences et le renforcement des mécanismes de suivi doivent permettre aux États membres de l’UEMOA de mieux anticiper les risques et de préserver durablement leurs ressources marines et côtières.
À Abidjan, les échanges devraient ainsi contribuer à rapprocher les ambitions communautaires des réalités observées sur le terrain. Car derrière les textes et les règlements se trouvent des territoires, des activités économiques, des écosystèmes et des populations dont l’avenir dépend en partie de la capacité collective à préserver le littoral.
Ces trois jours de travaux devraient donc déboucher sur des recommandations concrètes pour renforcer la gouvernance et la protection des zones côtières et marines en Afrique de l’Ouest.
Roseline BAH
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