En marge des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar, ce lundi 2 novembre 2026, le ministre ivoirien des Sports, Adjé Silas Metch, a poussé la porte du siège du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS).
En marge des Jeux olympiques de la jeunesse de Dakar, ce lundi 2 novembre 2026, le ministre ivoirien des Sports, Adjé Silas Metch, a poussé la porte du siège du Comité national olympique et sportif sénégalais (CNOSS). Il a été accueilli par le président de l’institution, Mamadou Diagna Ndiaye. Une visite de courtoisie, certes, mais qui avait aussi l’ambition de relancer le dialogue sportif entre les deux pays.

Un hommage à « l’aîné »
Le geste est d’abord symbolique. Silas Metch est venu féliciter celui qu’il appelle affectueusement son aîné pour l’organisation de ces JOJ, un rendez-vous historique pour le sport africain. Il voit en Mamadou Diagna Ndiaye une référence dans la conduite des grandes compétitions. « Nous avons voulu rendre cette visite à notre aîné, le président Diagna Ndiaye, pour le féliciter de la parfaite organisation de cette grande manifestation, et lui dire qu’il est une source d’inspiration pour nous, responsables africains des sports », a confié le ministre Adjé Silas Metch.

Une coopération à construire
Le ministre n’était pas venu que pour les compliments. Il souhaite écrire une nouvelle page des relations entre Abidjan et Dakar : partage d’expériences, échange de bonnes pratiques, partenariats autour de grands événements. À ses yeux, le Sénégal est un modèle, tant pour l’accueil des compétitions internationales que pour ses politiques de développement du sport, et les autres pays africains ont beaucoup à en apprendre. La Côte d’Ivoire n’arrive pas les mains vides. L’organisation de la CAN 2023 lui a demandé de mobiliser d’importants moyens humains, techniques et d’infrastructures, et lui a permis d’acquérir un vrai savoir-faire. C’est sur cette complémentarité que Silas Metch veut bâtir. « Nous avons construit une belle expérience autour du Président Alassane Ouattara avec la CAN 2023. Nous pouvons échanger nos bonnes pratiques, partager nos expériences et renforcer l’axe Abidjan-Dakar », a-t-il déclaré.
Le sport, un ministère « central »
La discussion a aussi porté sur la place du sport dans l’action publique. Pour Mamadou Diagna Ndiaye, il n’a rien d’un secteur accessoire : c’est un outil de rayonnement, de positionnement international et de transformation économique. Il a cité le Qatar et l’Arabie saoudite, qui ont fait des grands événements sportifs un levier de visibilité sur la scène mondiale. « On ne peut pas négliger le sport dans nos pays. On ne peut pas en faire un ministère périphérique. Pour moi, c’est un ministère central », a-t-il martelé. Silas Metch partage ce point de vue. Pour lui, le sport va bien au-delà de la compétition : il rapproche les peuples, offre un espace d’épanouissement à la jeunesse et renforce les liens entre les nations. Les JOJ de Dakar en sont, selon lui, une belle illustration, en réunissant les jeunes Africains autour des mêmes valeurs.
Un mot pour les athlètes ivoiriens
Le ministre a également eu une pensée pour la délégation ivoirienne engagée à Dakar, notamment en athlétisme, en taekwondo et en basketball. Pour ces jeunes sportifs, c’est l’occasion de montrer leur talent et de porter haut les couleurs du pays.
La visite s’est conclue par la signature du livre d’or du CNOSS par Adjé Silas Metch, un geste qui scelle ces échanges placés sous le signe de la considération et de la fraternité.
Des paroles aux actes ?
Il reste maintenant à transformer la proximité historique entre Abidjan et Dakar en projets concrets : transfert de compétences, partage d’expertise, organisation conjointe de manifestations. À l’heure où le sport s’affirme comme un outil de diplomatie, de développement et d’intégration, les deux responsables défendent la même conviction : les ambitions sportives de l’Afrique iront plus loin si l’on coopère, si l’on mutualise les expériences et si l’on forme les nouvelles générations. Des JOJ de Dakar à l’expérience ivoirienne de la CAN 2023, les fondations d’un dialogue renforcé entre les deux capitales semblent en tout cas posées.
Thierry Adama


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