La lutte contre le Swollen shoot, l'une des principales menaces qui pèsent sur la cacaoculture, se poursuit sur le terrain.


La lutte contre le Swollen shoot, l'une des principales menaces qui pèsent sur la cacaoculture, se poursuit sur le terrain. À Guitrozon, dans la région du Guémon, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, est allé à la rencontre des producteurs afin d’évaluer l’ampleur de cette maladie virale et de réaffirmer l’engagement de l’État à protéger la première richesse agricole du pays. Accompagné du directeur régional de l’Agriculture du Guémon, Diarassouba Moussa, le ministre a visité la plantation de Baflé Éric Martial, un exploitant engagé dans la polyculture. Sur cette cacaoyère de 1,5 hectare, trois foyers de contamination par le Swollen shoot ont été identifiés, illustrant les défis auxquels sont confrontés de nombreux producteurs de la région.

Face à cette situation, Bruno Nabagné Koné a adressé un message sans équivoque aux planteurs. Il a rappelé que l’arrachage immédiat des cacaoyers infectés demeure, à ce jour, la méthode la plus efficace pour limiter la propagation du virus et préserver les plantations encore saines. Le ministre a également réaffirmé la détermination du gouvernement à intensifier les actions de lutte contre cette maladie, à travers une stratégie combinant sensibilisation, accompagnement technique et interventions ciblées sur le terrain. L’objectif est de contenir durablement le Swollen shoot et de garantir la pérennité de la filière cacao, pilier de l’économie nationale.


Cette visite de proximité a été saluée par les producteurs. Ému de recevoir le ministre dans son exploitation, Baflé Éric Martial a vu dans cette démarche un signe fort de l’attention portée aux préoccupations du monde agricole. Il a invité ses confrères à suivre les recommandations des services techniques et à agir rapidement dès l’apparition des premiers signes de la maladie. Au-delà de son caractère symbolique, cette mission traduit la volonté des autorités de placer les producteurs au cœur des politiques agricoles. En allant à leur rencontre, le ministre entend renforcer la confiance entre les acteurs de la filière et les pouvoirs publics, tout en accélérant la mise en œuvre des mesures destinées à préserver le potentiel cacaoyer de la Côte d’Ivoire.

À travers cette initiative, le ministère de l’Agriculture réaffirme sa priorité : protéger les plantations, sécuriser les revenus des producteurs et assurer l’avenir d’une filière stratégique qui fait de la Côte d’Ivoire le premier producteur mondial de cacao.


Par Catherine Koné