Comment mieux connecter le secteur informel à l’agro-industrie pour accélérer la transformation de l’économie ivoirienne ?
Comment mieux connecter le secteur informel à l’agro-industrie pour accélérer la transformation de l’économie ivoirienne ? C’est autour de cette question que le Conseil économique, social, environnemental et culturel (CESEC) a organisé, ce jeudi 22 octobre 2026, une nouvelle édition de sa tribune « Les Grandes Rencontres », avec pour invité le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné.
Présidée par Dr Eugène Aka Aouélé, président du CESEC, cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la deuxième session ordinaire de l’institution, ouverte le 17 septembre dernier. Elle vise à nourrir la réflexion des conseillers sur les grandes problématiques économiques et sociales du pays, afin de contribuer à l’élaboration d’avis et de recommandations utiles à l’action publique. Intitulée « Le secteur informel et l’agro-industrie : quelle articulation pour une transformation structurelle ? », la conférence a mis en lumière un enjeu essentiel : faire davantage profiter l’économie nationale de son potentiel agricole en renforçant la transformation locale des productions et la création de valeur ajoutée.
En Côte d’Ivoire, le secteur informel occupe une place importante dans les activités économiques, notamment dans la production, la commercialisation et la transformation des produits agricoles. Toutefois, le manque de structuration de certaines activités, les difficultés d’accès aux équipements et les contraintes de financement limitent parfois leur capacité à évoluer vers des modèles de production plus performants. Les échanges ont ainsi souligné l’intérêt d’établir des passerelles plus solides entre les acteurs informels et les entreprises agro-industrielles. Une meilleure organisation des circuits de production et de commercialisation pourrait favoriser la valorisation des matières premières locales, améliorer les revenus des acteurs et soutenir la création d’emplois durables.
Dans sa communication, Bruno Nabagné Koné a insisté sur la nécessité de mieux structurer les activités informelles, tout en facilitant l’accès des opérateurs aux équipements et aux financements. L’enjeu est de permettre aux différents acteurs de participer davantage à la création de richesse, à chaque étape de la chaîne de valeur agricole. Cette évolution suppose également de concilier les impératifs de modernisation économique avec les réalités sociales des personnes qui vivent de ces activités. L’objectif n’est donc pas seulement d’accroître les capacités de transformation, mais aussi de favoriser une intégration progressive des acteurs dans des circuits économiques mieux organisés.
À travers cette initiative, le CESEC entend poursuivre son travail de conseil et de prospective auprès des pouvoirs publics. Les réflexions engagées pourraient contribuer à identifier des pistes d’action pour une économie ivoirienne plus productive, diversifiée et durable, dans laquelle l’agriculture et l’agro-industrie jouent pleinement leur rôle dans la création de valeur et l’amélioration des conditions de vie.
Catherine KONE
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