La commune de Dabou amorce une nouvelle étape dans la construction de son avenir.

La commune de Dabou amorce une nouvelle étape dans la construction de son avenir. Ce mercredi 4 novembre 2026, la salle Albert Kakou Claude Tiapani de l’hôtel de ville a connu une forte affluence à l’occasion du lancement officiel des travaux d’élaboration du Plan stratégique de développement local (PSDL) à l’horizon 2030. Autorités administratives, élus locaux, responsables politiques et coutumiers, conseillers municipaux, chefs de services municipaux et populations ont répondu nombreux à l’appel du maire, l’honorable Yede Niangne Jean-Claude.
Cette cérémonie, qui a enregistré la présence de Mme Michèle Hortense Amani épouse Loboué, préfète de la région des Grands-Ponts, préfète du département de Dabou, a également mobilisé les adjoints au maire, notamment Cissé Brahima, premier adjoint, et Aïssa Soumahoro épouse Sanogo, deuxième adjointe. Une mobilisation qui témoigne de l’intérêt porté à cette démarche appelée à définir les grandes orientations du développement communal pour les prochaines années.
Doter Dabou d’une vision cohérente et durable

Présidant la cérémonie, le maire Yede Niangne Jean-Claude a souligné la nécessité pour la commune de disposer d’un véritable instrument de planification, capable d’organiser les priorités, d’orienter les investissements et de répondre de manière cohérente aux attentes des populations. Pour l’autorité municipale, le développement local ne peut se construire au gré d’interventions ponctuelles ou de décisions isolées. Il exige une vision d’ensemble, une connaissance précise des réalités du territoire et une programmation rigoureuse des actions à entreprendre. Le PSDL doit ainsi permettre à Dabou de passer d’une logique de réponses immédiates aux besoins à une démarche structurée, fondée sur des objectifs clairement définis et des priorités partagées. Cette initiative s’inscrit également dans une dynamique de responsabilisation des collectivités territoriales, auxquelles l’État offre davantage de possibilités pour définir et conduire leur propre trajectoire de développement. Il revient donc aux autorités locales de saisir cette opportunité pour faire de la commune un acteur central de sa transformation, en tenant compte de ses potentialités et des aspirations de ses habitants.
La concertation, condition de réussite du projet communal

La présence de la préfète de région, Mme Michèle Hortense Amani épouse Loboué, a donné à cette rencontre une dimension institutionnelle particulière. La collaboration entre l’administration territoriale, les élus locaux, les autorités coutumières et les différentes forces vives constitue un facteur essentiel pour assurer la cohérence des orientations retenues et favoriser leur appropriation par les populations. Car un plan de développement local ne saurait être une simple production administrative élaborée en dehors des réalités du terrain. Sa pertinence dépendra de la capacité des différents acteurs à faire remonter les besoins, à confronter les propositions et à s’accorder sur les investissements les plus urgents et les plus structurants.
Cinq piliers pour structurer le développement de Dabou

La présentation technique du projet, assurée par Jean-Jacques Atteméné, représentant du cabinet BIP (Bridge Investment Partners), a permis de préciser les contours de ce chantier stratégique. L’expert a présenté les principaux axes de la démarche, articulée autour de cinq piliers fondamentaux : la consolidation de la paix et de la cohésion sociale, le développement de l’économie locale, le renforcement des infrastructures et l’amélioration des capacités financières de la commune. Sur le plan économique, l’enjeu consiste à mieux exploiter les atouts du territoire communal. La situation géographique de Dabou en bordure de la lagune, ses activités halieutiques, son potentiel agricole ainsi que la notoriété de son attiéké représentent des ressources importantes pour stimuler l’économie locale. Leur valorisation pourrait favoriser la création d’activités génératrices de revenus, soutenir l'entrepreneuriat et contribuer à la création d’emplois. L’ambition est également de créer un environnement propice aux investissements publics et privés, tout en veillant à ce que les retombées économiques profitent au plus grand nombre.

Le volet des infrastructures occupe, lui aussi, une place déterminante. Les besoins en établissements scolaires et sanitaires, en routes et en espaces de loisirs devront être évalués en fonction de la croissance démographique et de la répartition des populations. L’objectif est notamment d’identifier les zones prioritaires afin de rapprocher les équipements et les services essentiels des habitants. À ces préoccupations s’ajoute la question des ressources financières. Pour accompagner durablement ses ambitions, Dabou devra renforcer sa capacité à mobiliser des financements au-delà des dotations budgétaires habituelles, notamment à travers ses ressources fiscales, le dynamisme de ses activités économiques et l’accompagnement de l’État et des partenaires au développement.
Une démarche participative, des priorités à hiérarchiser

Pour donner corps à cette ambition, le cabinet BIP entend conduire un processus participatif associant les autorités administratives et municipales, les chefs de village, les responsables de jeunesse et les différentes composantes de la population. Les consultations prévues permettront de recueillir les attentes, de confronter les propositions et de les hiérarchiser dans une matrice de priorités destinée à guider la programmation des projets jusqu’en 2030. Sur la question du financement, Jean-Jacques Atteméné a précisé que le coût global du plan ne pourra être déterminé qu’après l’identification et l’évaluation des projets retenus. Chaque action fera ainsi l’objet d’un chiffrage tenant compte de sa portée et des possibilités de financement disponibles. La finalisation du document stratégique est annoncée pour la mi-décembre 2026. Une échéance qui ouvrira une nouvelle phase : celle de la mobilisation des ressources et de la mise en œuvre progressive des projets retenus. Au-delà du lancement d’une étude ou de l’élaboration d’un document de référence, Dabou engage ainsi une réflexion collective sur son devenir. La véritable portée du PSDL se mesurera à sa capacité à transformer les potentialités du territoire en opportunités économiques, à réduire les disparités entre les localités et à améliorer durablement les conditions de vie des populations.

À l’horizon 2030, le défi pour le maire Yede Niangne Jean-Claude et son équipe municipale sera donc de faire de cette vision partagée une réalité tangible, au bénéfice de l’ensemble des habitants de Dabou.

Thierry Adama