Réuni ce mercredi 29 avril 2026 au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence du Chef de l’État, Son Excellence Alassane Ouattara, le Conseil des Ministres a une nouvelle fois donné le ton d’une gouvernance orientée vers la modernisation, la...

Réuni ce mercredi 29 avril 2026 au Palais de la Présidence de la République à Abidjan, sous la présidence du Chef de l’État, Son Excellence Alassane Ouattara, le Conseil des Ministres a une nouvelle fois donné le ton d’une gouvernance orientée vers la modernisation, la performance économique et le renforcement de la cohésion sociale.

Durant trois heures d’échanges, les travaux ont porté sur plusieurs axes majeurs, traduisant la volonté du Gouvernement de consolider les acquis tout en adaptant les politiques publiques aux réalités contemporaines. Au titre des mesures générales, deux projets de loi d’envergure ont été adoptés dans le secteur financier. Le premier, relatif à la réglementation bancaire, marque une avancée significative en intégrant les mutations liées aux nouvelles technologies, notamment l’émergence des fintechs, la monnaie électronique et la finance islamique. Cette réforme vise à renforcer l’inclusion financière et à mieux encadrer les nouveaux acteurs du secteur.

Le second projet de loi, consacré à la microfinance, ambitionne une refonte en profondeur du dispositif existant. Il introduit des mécanismes renforcés de gouvernance, de gestion des risques et de protection des usagers, tout en prévoyant des solutions adaptées pour le traitement des institutions en difficulté. Une démarche qui vise à assainir durablement le secteur et à restaurer la confiance des populations.

Dans le même élan, plusieurs décrets ont été adoptés, notamment la ratification de la Convention n°176 de l’Organisation internationale du travail sur la sécurité dans les mines, traduisant un engagement accru en faveur de la protection des travailleurs et de l’environnement. À cela s’ajoute un accord stratégique avec l’Italie en matière de migration et de sécurité, destiné à renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée.

Le Conseil a également acté la création de l’Unité de Surveillance du Secteur des Jeux de Hasard, un dispositif visant à mieux encadrer et sécuriser ce domaine sensible. Par ailleurs, des ajustements ont été opérés dans le secteur du transport aérien, avec une harmonisation et une réduction des redevances, en cohérence avec les orientations communautaires de la CEDEAO, dans le but de renforcer la compétitivité du transport aérien ivoirien.


S’agissant des mesures individuelles, de nouvelles nominations ont été entérinées au sein des représentations diplomatiques, notamment auprès des institutions spécialisées des Nations Unies à Rome, traduisant la volonté de renforcer la présence et l’influence de la Côte d’Ivoire sur la scène internationale.

Au chapitre des communications, le Conseil s’est félicité des performances économiques du pays, mises en lumière lors des Réunions de Printemps du FMI et de la Banque mondiale. Malgré un contexte international incertain, la Côte d’Ivoire continue de bénéficier d’une reconnaissance soutenue pour la solidité de son cadre macroéconomique et la pertinence de ses réformes.

Les résultats des entreprises publiques témoignent également d’une dynamique globalement positive, avec un chiffre d’affaires en progression et des perspectives encourageantes pour 2026, même si des efforts de recapitalisation restent nécessaires pour certaines structures.

Enfin, une note particulièrement positive a été relevée en matière d’égalité de genre, la Côte d’Ivoire se positionnant en tête de l’espace CEDEAO selon l’indice 2024. Un résultat qui vient saluer les politiques engagées en faveur d’une société plus inclusive et équitable.


À travers ces décisions et orientations, le Conseil des Ministres réaffirme sa détermination à poursuivre les réformes structurantes, à consolider la croissance et à bâtir une économie résiliente, au service du bien-être des populations.



Kelyanne KOUADIO