Le Lundi 16 mars, dans les salons feutrés du Palais Mohammed V, s'est tenu un sommet tripartite de haut niveau consacré aux différends frontaliers entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria.
Le Lundi 16 mars, dans les salons feutrés du Palais Mohammed V de Conakry, s'est tenu un sommet tripartite de haut niveau consacré aux différends frontaliers entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. SEMme Nialé KABA, Ministre d'État et des Affaires Étrangères, y représentait la Côte d'Ivoire en qualité de pays témoin. Envoyée spéciale du Président Alassane Ouattara, sa présence incarnait bien plus qu'un protocole : c'était le gage d'une nation engagée pour la stabilité de son espace régional.
Sous la présidence du Général Mamadi Doumbouya, aux côtés des Présidents Joseph Nyumah Boakai et Julius Maada Bio, SEMme Nialé Kaba a porté haut la voix de la sagesse ivoirienne. Dans un climat de dialogue apaisé, elle a transmis le soutien indéfectible du Chef de l'État ivoirien et réaffirmé l'attachement profond de notre pays aux principes de paix, de stabilité régionale et de règlement pacifique des différends. Une posture saluée avec reconnaissance par les trois parties prenantes, conscientes que la Côte d'Ivoire, par son expérience des crises passées et sa résilience retrouvée, incarne aujourd'hui un modèle de réconciliation possible.
Ce sommet, dédié à préserver la coexistence pacifique dans l'espace du fleuve Mano, a permis d'aborder avec franchise les tensions récentes ayant affecté certaines communautés frontalières. Les Chefs d'État ont réaffirmé leur engagement commun envers l'inviolabilité des frontières, le bon voisinage et la fraternité – des principes qui, dans un monde secoué par les conflits, méritent d'être rappelés avec force. Ils se sont engagés à résoudre leurs différends par la voie diplomatique, conformément à l'Article 33 de la Charte des Nations Unies, et ont convenu de revitaliser dans un délai d'un mois les institutions de l'Union du Fleuve Mano pour faciliter un dialogue régulier sur les enjeux de paix et de développement.
La participation de la Côte d'Ivoire en tant que pays observateur revêt une symbolique puissante. Elle témoigne de la confiance que suscite notre diplomatie sur la scène régionale, mais aussi de notre volonté de servir de pont entre nations en quête d'apaisement. Dans un continent où les frontières héritées du colonialisme continuent parfois de nourrir des tensions, l'exemple ivoirien – celui d'un pays qui a su transcender ses divisions pour se reconstruire – offre une lueur d'espoir tangible.
La paix ne se décrète pas, elle se cultive patiemment, dans les salles de négociation comme dans les cœurs. Et quand une diplomate comme SEMme Nialé Kaba porte cette mission avec fermeté et humanité, elle ne représente plus seulement un pays – elle incarne l'espoir d'une Afrique qui choisit le dialogue plutôt que l'affrontement, l'unité plutôt que la division.
Inza Camara
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