72 heures pour retrouver la propreté à Abidjan, le MINHAS passe à l'action La métropole ivoirienne, confrontée ces dernières semaines à une recrudescence visible des ordures ménagères dans plusieurs communes, fait l'objet d'une rencontre d'urgence, ce lundi 1er juin, entre...
72 heures pour retrouver la propreté à Abidjan, le MINHAS passe à l'action
La métropole ivoirienne, confrontée ces dernières semaines à une recrudescence visible des ordures ménagères dans plusieurs communes, fait l'objet d'une rencontre d'urgence, ce lundi 1er juin, entre le Ministre de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, Dr Amédé Koffi Kouakou, à son cabinet et l'ensemble des opérateurs du secteur de la salubrité urbaine. L'objectif affiché : inverser la tendance et restaurer la propreté d'Abidjan dans un délai strict de 72 heures.
La rencontre, marquée par un ton ferme et constructif, a permis de dresser un constat partagé : la dégradation du cadre de vie dans la capitale économique n'est plus tenable, ni pour les populations, ni pour l'image de la ville. Face à cette situation, le Ministre a formulé une injonction claire : « Rendre immédiatement Abidjan propre ». Pas de place pour l'ambiguïté, pas de report possible. L'État entend agir vite, avec efficacité, et dans l'intérêt direct des citoyens.
Les opérateurs privés et publics convoqués, acteurs clés de la chaîne de collecte, de pré-collecte et de traitement des déchets, ont unanimement souscrit à cet impératif. Chacun s'est engagé, devant l'autorité ministérielle, à déployer les moyens humains, matériels et logistiques nécessaires pour respecter l'échéance fixée. Cette convergence d'engagements traduit une prise de conscience collective : la salubrité urbaine n'est pas seulement une question technique, c'est un enjeu de santé publique, de dignité et de cohésion sociale.
Au-delà de l'ultimatum, cette initiative s'inscrit dans une démarche plus large de restructuration du secteur. Le Ministère entend renforcer la coordination entre les différents intervenants, améliorer la traçabilité des prestations et instaurer des mécanismes de contrôle plus rigoureux. L'idée est simple : passer d'une logique de réaction ponctuelle à une gouvernance durable de la propreté urbaine. Pour les Abidjanais, cela se traduira par des rues plus propres, un environnement plus sain et un cadre de vie apaisé.
Si le délai de 72 heures peut sembler court, il traduit une volonté politique de rompre avec l'immobilisme et d'envoyer un signal fort aux populations : l'État est à l'écoute, il agit, et il exige des résultats. La réussite de cette mobilisation dépendra désormais de la rigueur dans l'exécution, du suivi-évaluation des actions menées et de la responsabilisation de tous les maillons de la chaîne. Une chose est sûre : la propreté d'Abidjan n'est pas une option, c'est une priorité.
Inza CAMARA
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