Vincent Toh Bi, ex préfet d’Abidjan s’obstine à confondre lucidité et ressentiment. En qualifiant la victoire d’Alassane Ouattara de « non-victoire », il illustre la pathologie classique des politiciens frustrées : croire que nier le réel suffit à le réécrire. La République de Côte d’Ivoire avance sans se soucier des semeurs de rancune. Pendant qu’il se lamente dans la presse, les routes s’allongent, les écoles reprennent vie et les hôpitaux poursuivent, en silence, leur marche vers le progrès réel . La cohésion sociale, ce n’est pas un slogan qu’on partage entre deux postures victimaires, c’est une construction quotidienne, faite d’efforts, de réformes et de résultats tangibles. Interroger sans comprendre les fondations d’une grande nation en marche Vincent Toh Bi demande : « La Côte d’Ivoire continuera-t-elle de rester divisée ? », une interrogation en apparence patriotique, mais en réalité l’aveu d’une incapacité à comprendre . Car la division ne naît pas chez ceux qui construisent, mais chez ceux qui entretiennent la suspicion. Il semble oublier que la paix ne s’énonce pas, elle se démontre. L’Afrique du Sud a surmonté l’Apartheid en choisissant le pardon. Le Rwanda a relevé la tête après le génocide en misant sur la reconstruction. l’Allemagne a tiré de la guerre une mémoire lucide et responsable. Tandis que ces nations ont bravé leurs tragédies pour se relever, Vincent Toh Bi, lui, sans jamais rendre compte de ses acquisitions immobilières douteuses, se réfugie dans la nostalgie d’une gloire éteinte. Enfermé dans un orgueil stérile, il est incapable de saisir la logique patiente de reconstruction nationale conduite par Alassane Ouattara depuis 2011. Vincent Toh Bi confond réflexion lucide et amertume personnelle L’ancien préfet d’Abidjan déclare que « les victoires électorales seront un non-événement pour une partie des Ivoiriens ». Voilà une phrase qui trahit moins une analyse qu’un ressentiment. Si la victoire lui paraît sans valeur, c’est sans doute parce qu’il n’en fait pas partie. Or, une démocratie ne se calibre pas sur la rancune des perdants, mais sur la solidité de ses institutions, la régularité du vote et la paix qui suit le scrutin, ce que la Côte d’Ivoire prouve aujourd’hui, malgré les quelques zones où le vote n’a pu se tenir. Le verbe inutile face à l’évidence du réel. A force de mettre en scène son échec à être candidat , Vincent Toh Bi s’invente une posture de conscience nationale. Mais son parti « aube nouvelle » n’a jamais dépassé le crépuscule de son ambition. Le pays, lui, s’éclaire d’infrastructures, d’universités régionales, d’énergie accrue, et d’emplois jeunes qui réconcilient dignité et progrès. Ce n’est pas en reniant ces faits qu’on construit la nation, mais en y contribuant. Alassane Ouattara bâtit, Vincent Toh Bi bavarde Les grandes nations se sont élevées en déposant leurs rancunes au seuil de l’histoire. Les États-Unis ont retrouvé leur unité après s’être déchirés, le Japon a ressuscité des cendres d’Hiroshima. Refuser la victoire d’autrui, c’est refuser la paix que l’on doit à ses enfants. La vraie aube, ce n’est pas celle que Toh Bi promet, mais celle qu’Alassane Ouattara fait naître chaque jour : dans le rire d’un écolier qui retrouve sa salle de classe, dans la dignité d’un malade soigné, dans la main tendue d’un pays qui se relève. Si la République avance sans lui, c’est parce qu’elle a choisi l’espérance au lieu du ressentiment, la lumière du travail plutôt que l’ombre des rancunes.

Kalilou Coulibaly, Doctorant EDBA, Ingénieur

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