À l’approche de l’élection présidentielle de 2025, le thermomètre politique ivoirien grimpe. C’est dans ce contexte que le Ministre Roger Félix Adom, invité de l’émission “Entre 2 News” sur Reflet TV du lundi 19 mai, a offert une prestation remarquée, alliant calme et assurance face aux interpellations des journalistes et autres panélistes.

Face à ceux qui, parfois, semblaient chercher à instiller la confusion, le Ministre Adom est resté imperturbable, affirmant avec conviction : « Nous ne vivons pas dans un pays parfait, mais dans un pays où les lois existent, où les institutions marchent bien, et où on peut parler entre politiques. »

Concernant la Commission Électorale Indépendante (CEI), cible récurrente des critiques de l’opposition, la position du Ministre fut d’une clarté limpide. « La CEI a été créée grâce à un accord en 2019. Elle garantit un processus électoral honnête et ouvert à tous », a-t-il martelé, rappelant que les scrutins passés ont attesté de son bon fonctionnement. Et d’ajouter, non sans pragmatisme : « On peut toujours vouloir mieux, mais changer toute la CEI juste avant une élection, c’est prendre le risque de tout bloquer. Ce n’est sûrement pas ce que veut l’opposition. » Une réplique ferme à ceux qui, selon certains observateurs, préféreraient le désordre à la proposition constructive.

Interrogé sur d’éventuelles dissensions au sein du RHDP, le Ministre Adom a balayé ces insinuations d’un revers de main : « Le RHDP est un grand parti uni, autour de ses valeurs et de son leader historique, le Président Alassane Ouattara. Beaucoup de militants souhaitent qu’il soit candidat à l’élection », a-t-il déclaré. Plutôt que de s’attarder sur des « ragots ou conflits internes », il a recentré le débat sur l’essentiel : « Notre force, c’est qu’on reste soudés. Et notre objectif, c’est de continuer à faire avancer le pays pour tous les Ivoiriens. »

Face aux préoccupations légitimes concernant la hausse des prix, le Ministre a contextualisé la situation avec pédagogie : « Le monde entier traverse une crise économique. Le système libéral impose des limites, mais nous intervenons là où c’est possible. » Il a ainsi rappelé les mesures gouvernementales de stabilisation des prix de certains produits de première nécessité et l’existence de filets sociaux pour soutenir les plus vulnérables.

Sur la question du partenariat avec une compagnie aérienne française, qui a suscité des interrogations, Roger Félix Adom a opté pour la transparence et la clarification : « Il y a eu un malentendu, mais pas de favoritisme. Les règles ont été respectées, et cette collaboration apporte des avantages à notre diplomatie économique », a-t-il expliqué, privilégiant une réponse factuelle et apaisée plutôt que la surenchère.

 

Tout au long de cette intervention, le Ministre Roger Félix Adom a fait montre d’un sang-froid, d’une acuité intellectuelle et d’une maîtrise remarquables. Défendant les actions et la vision du gouvernement avec des arguments clairs et étayés, il a livré ce qui s’apparente à une démonstration de force politique, conduite avec intelligence et retenue. Une performance qui ne manquera pas d’être commentée dans les cercles politiques.

Par Thierry Adama

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