La Côte d’Ivoire vit un moment historique. Alors que la deuxième vague des pré-congrès du RHDP embrase le pays ce week-end dernier, une certitude s’impose : la flamme militante ne faiblit pas. Du Bélier au Bafing, de la Marahoué au Haut Sassandra, sans oublier l’Iffou, et les autres régions…les mêmes vagues orange ont déferlé sur les places publiques, portant un même cri unanime : « Alassane Ouattara, prolonge l’œuvre ! »
Dans chaque région traversée par ces assises populaires, l’argument massue surgit du paysage lui-même:
– Routes bitumées traversant jadis des bourgs oubliés,
– Écoles et centres de santé irradiant jusqu’aux hameaux les plus reculés,
– Barrages, usines et marchés modernes transformant l’économie locale.
« Comment refuser cette main tendue par le progrès ? » interroge une cultivatrice de Séguéla, montrant la route nouvellement goudronnée qui relie son village au marché régional. Ce développement palpable, physiologique, est devenu le langage politique le plus éloquent.
L’émotion la plus frappante au paroxysme. La supplique quasi-religieuse des communautés : « Nous louons le Ciel chaque jour pour qu’Il touche le cœur du Président… Qu’il accepte de terminer ce qu’il a commencé ! »
À Bouaflé comme à Touba, cette attente dépasse le militantisme. Elle devient une requête existentielle pour des populations qui, après avoir connu l’enclavement, goûtent aux fruits de la modernité.
Le génie de la décennie Ouattara réside ici : avoir fait de la route un droit démocratique, du dispensaire un symbole républicain, de l’électrification une promesse tenue. Ces réalisations ne sont pas de simples projets :
– Elles désenclavent les mémoires (comme à Zuénoula, où le musée régional renaît),
– Elles fédèrent par le concret (à Daloa, le pont libéré des embouteillages chroniques),
– Elles réconcilient par l’utilité (l’eau potable arrivant à Koro, ancien foyer de crise).
Ces pré-congrès régionaux révèlent une alchimie politique inédite :
1. La base exige la continuité avant même que la direction ne statue,
2. Les réalisations font campagne à la place des hommes,
3. L’urgence du développement transcende les clivages.
Alors que les délégués s’apprêtent à sceller l’investiture du Président les 21 et 22 juin, un fait est acquis : la légitimité d’Alassane Ouattara s’est écrite dans le béton des collèges, l’asphalte des routes et l’acier des usines.
À ceux qui douteraient encore de la volonté populaire, ces pré-congrès lancent un avertissement sans appel : « Notre bulletin de vote sera un acte de gratitude. Notre mobilisation, un devoir de mémoire envers l’œuvre accomplie. »
La Côte d’Ivoire ne tourne pas une page : elle en réclame la suite.
Car les plus belles conquêtes sont celles qui se poursuivent.
Thierry Adama
La plume militante du RHDP













