Dans le débat politique, il n’est pas rare qu’on réclame un bilan à la gouvernance du Président Alassane Ouattara. En y répondant, l’erreur que nous commettons, dans la plupart du temps, c’est de concentrer notre argumentation sur les infrastructures physiques. Or, souvenons-nous que le Président Alassane Ouattara a été surnommé “Président ponts” ou “On ne mange pas les ponts”.
Alors, je crois qu’il faut avoir le courage de dire ce qui est, car ceux qui n’ont que ce terme à la bouche ne font pas nécessairement allusion à ce qui visible (ponts, routes, échangeurs, écoles, centres de santé et hôpitaux, universités, etc.) , mais plutôt à ce qui n’est pas visible, ou du moins, à ce qui les concerne directement, c’est-à-dire ce qui impacte la satisfaction de leurs besoins quotidiens (nourriture surtout, car on ne cherche à se soigner que lorsqu’on va vraiment mal, on trouvera toujours une école pour scolariser nos enfants, l’eau, l’électricité, le logement, l’emploi des jeunes et des diplômés, etc.).
Je ne dis pas qu’il ne faut pas mentionner les belles et somptueuses infrastructures qui font la fierté du pays, loin de là !
En gros, il faut mettre en avant les éléments qui permettent aux populations de vivre décemment.
Souvenons-nous que l’argument principal de Thiam contre la gouvernance du Président Alassane Ouattara lors de son premier meeting à Soubré était la baisse de l’indice de développement humain (IDH).
Pourtant, il est indéniable que le Président Alassane Ouattara et son équipe font énormément sur ce front: augmentation des salaires, 13ème mois, rehaussement par deux fois du SMIG, l’assurance maladie universelle (CMU), filets sociaux, formation et insertion professionnelle directe et indirecte des jeunes, etc,
Par ailleurs, contre l’argument spécifique du coût élevé de la vie, il faudra avoir le courage de dire que ce n’est pas un phénomène spécifiquement ivoirien, mais mondial et qu’il serait injuste qu’on croie que le gouvernement reste les bras croisés face à ce fait, car les mesures directes de contrôle des prix sur le marché, et indirectes comme le rehaussement des salaires et du SMIG sont de nature à minimiser les impacts de ce phénomène.
En fin de compte, nous devons axer désormais notre raisonnement sur les acquis socio-humanitaires, par le biais d’indicateurs quantitatifs et qualitatifs, de témoignages, car toutes ces multiples réformes structurelles et techniques pour égaliser les chances, favoriser l’inclusion, promouvoir l’équité et combattre âprement la pauvreté ne doivent pas passer inaperçues. Elles doivent être mises en avant pour défendre le glorieux bilan du Président Alassane Ouattara qui demeure, à ce jour, inégalé.Il est temps que nous soyons plus pertinents.

 

 

Oussou Kouamé Rémi
Enseignant-chercheur à l’Université Alassane Ouattara -Bouake
Expert analyste socio-économique et politique

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