
En Côte d’Ivoire, à l’approche d’élections présidentielles décisives, le Réseau des Jeunes Cadres du RHDP se positionne comme un acteur clé de la mobilisation politique. Fondé en 2018, ce mouvement, dirigé par Ali Ouattara, affiche aujourd’hui près de 8 000 membres et revendique une présence nationale et internationale. Dans cet entretien exclusif de Face aux militants sur la chaine RHDP24, Thierry Adama interroge son président sur le bilan du réseau, son rôle dans la campagne de parrainage du président Alassane Ouattara, et sa réponse aux demandes controversées de l’opposition. Ali Ouattara défend avec passion l’héritage du RHDP, dénonce les intentions de tentatives de contournement des lois électorales par l’opposition, et appelle à une mobilisation massive pour une victoire dès le premier tour. Un échange sans concession, où transparaît la détermination d’un mouvement prêt à “barrer la route aux aventuriers” pour préserver les acquis de la gouvernance du Président Ouattara. Interview…
Thierry Adama : Bonjour Ouattara Ali. Merci d’avoir accepté notre invitation pour ce numéro de ”Face aux militants”.
Ali Ouattara : Je vous en prie.
Thierry Adama : Et comme vous le savez, ici, nous disons toute la vérité, rien que la vérité.
Ali Ouattara : J’essaierai.
Thierry Adama : Monsieur le président, vous avez créé le Réseau des Jeunes Cadres du RHDP depuis 2018. À ce jour, cela fait 7 ans d’existence de votre réseau. Pouvez-vous nous faire un tout petit bilan de l’existence de votre réseau ?

Ali Ouattara :Merci, monsieur. Le Réseau des Jeunes Cadres RHDP est un mouvement de soutien à toutes les actions du RHDP. Nous l’avons créé dans le but de porter haut les mots du parti là où il y a certaines limites et combler ces limites. Le Réseau des Jeunes Cadres RHDP est basé partout en Côte d’Ivoire. Dans toutes les grandes villes et même dans les villes secondaires. Le mouvement a été créé en 2018, bien sûr. Et suite, au fait, qu’avant ce mouvement, il existait ce que nous appelions dans le parti le Secrétariat National chargé des Points Focaux Ministériels, qui nous avait été confié. Par la suite, ce secrétariat avait été dissous avant d’être transféré et recréé sous la tutelle du ministre Assahoré. Donc, c’est dans ce cadre que nous, ceux qui étaient avec moi, avons décidé de formaliser l’acquis en maintenant la ferveur du groupe en un mouvement de soutien aux activités du parti et aux actions du Président de la République. Pour ne pas laisser ce vivier mourir. Voilà comment nous avons commencé. Nous avons participé au comité d’organisation du premier congrès du RHDP qui s’est tenu au stade Félix Houphouët-Boigny. Là, nous avons mobilisé au moins 3000 jeunes qui étaient positionnés du Palais de Justice jusqu’au stade. Ensuite, nous avons participé à toutes les élections du pays impliquant le RHDP. Nous sommes un mouvement qui appelle à la mobilisation pour défendre tous les idéaux du parti partout où nous sommes. Nous sommes représentés à l’extérieur : en France, en Belgique et dans beaucoup d’autres pays européens.

Thierry Adama : Après avoir fait l’historique du Réseau des Jeunes Cadres du RHDP, combien de membres actifs compte le réseau actuellement ?
Ali Ouattara : Avant cette année 2025, comme je l’ai dit, nous étions environ 3000 membres détenteurs de cartes du RJC RHDP. Mais nous continuons de travailler, et aujourd’hui, je crois que le nombre doit être autour de 6000 à 8000. Pas uniquement des jeunes, et pas forcément des cadres. Nous avons ouvert le mouvement à tous ceux qui se sentent proches du Président de la République mais qui ne sont pas dans les structures officielles et qui veulent avoir des informations du parti. C’est pour cela que dans le mouvement, vous pouvez trouver des personnes moins jeunes, des femmes, des hommes, tous unis pour défendre les idéaux du Président.
Thierry Adama : Président, avec toutes ces bonnes intentions et plus de 6000 membres actifs, comment expliquez-vous que, après 7 ans d’existence, vous ne soyez pas une structure spécialisée du parti ?

Ali Ouattara : Tous les mouvements ne peuvent pas devenir des structures spécialisées. Il y a des structures conventionnelles : les Jeunes du RHDP, les Femmes du RHDP, les Enseignants du RHDP, etc. Nous, nous sommes un mouvement de soutien. Nous n’avons jamais demandé à être une structure officielle. Le parti décide de son schéma de fonctionnement. Avant nous, il y avait un mouvement similaire piloté par le ministre Touré Mamadou, mais avec ses responsabilités, il a dû laisser tomber. Nous avons comblé ce vide en nous transformant en mouvement de soutien, d’où le nom Réseau des Jeunes Cadres RHDP.
Thierry Adama : Parlons de l’actualité : nous sommes dans la phase de collecte de parrainages. En tant que mouvement implanté nationalement et internationalement, quelles actions menez-vous pour soutenir la candidature du Président Alassane Ouattara ?

Ali Ouattara : Nous sommes déjà sur le terrain depuis longtemps. Nous avons même publié une déclaration la semaine dernière pour inciter nos militants à participer au processus. Nous avons demandé à tous nos membres de s’inscrire dans les sections locales pour appuyer la direction du parti. Nous sommes pleinement mobilisés.
Thierry Adama : Pouvez-vous être plus concret sur les activités spécifiques ?
Ali Ouattara : Nous sommes dans la mobilisation et l’information auprès des différentes structures départementales du parti. Nous incitons tous les militants à s’engager rapidement pour que le Président Ouattara soit largement soutenu. Pour nous, rien ne justifie qu’on soit ingrat envers ce grand homme d’État. Il s’est sacrifié pour la Côte d’Ivoire, c’est à nous de lui rendre hommage. Quel que soit le combat, nous serons là pour nous battre pour le président Alassane Ouattara.
Thierry Adama : Parlons de l’opposition, qui demande la réintégration de figures comme Tidjane Thiam, Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Blé Goudé sur les listes électorales. Quelle lecture faites-vous de cette demande ?

Ali Ouattara : Nous trouvons ce débat malsain et incompréhensible. Ce n’est pas à quelqu’un de demander l’inscription d’autrui sur une liste électorale. Il y a un processus légal. Certains cherchent la confrontation. Comment comprendre qu’on veuille contourner des lois établies ? Soit ils cherchent une faiblesse de l’État (ce qui est impossible), soit ils veulent l’affrontement. Nous appelons à la mobilisation contre cette manipulation. Prenons un exemple : dans le Coran, il est interdit de manger du porc. Si tu dis que tu as faim et que tu veux en manger, tu n’es plus musulman. C’est la même chose ici : nous avons une Constitution votée à plus de 80 %. Un groupe ne peut pas exiger qu’on l’ignore. On parle d’inclusion ? L’élection de 2010 était “inclusive”, mais elle a fini avec 3000 morts. Qu’est-ce qu’ils veulent ? Ces personnes défient l’autorité de l’État.
Thierry Adama : Vous parlez de respect des institutions. Pourtant, la tension est forte. Pourquoi ne pas engager un dialogue avec cette frange de l’opposition ?
Ali Ouattara : Le RHDP n’a jamais fermé la porte au dialogue. Blé Goudé a été reçu au siège du parti, et notre direction s’est rendue au QG du MGC. Mais nous ne pouvons pas tordre la loi. Chacun doit réfléchir : personne n’a intérêt à l’affrontement. Nous demandons le respect des institutions et de la justice.

Thierry Adama : Parlons de la présidentielle. Le RHDP mise sur le bilan du Président Ouattara. Certains jugent cette ligne de campagne désuète. Partagez-vous cet avis ?
Ali Ouattara : Ceux qui disent cela proposent quoi ? Nous avons un bilan tangible, un projet de société et un programme. Le bilan, ce sont les Ivoiriens qui jugeront. La démocratie, pour nous, c’est la compétition, pas dire : “Poussez-vous, nous voulons gouverner.” Leur bilan ? En 10 ans, la guerre. Avant ça, des coups d’État. Aujourd’hui, le budget de l’État est passé de 2400 milliards (sous Gbagbo) à 15.000 milliards de FCFA , avec des recrutements, des augmentations de salaire, le 13e mois, etc. L’électrification est à 86 %, l’eau potable est accessible. On oublie trop vite les délestages et les crises passées. Nous ne voulons pas revenir en arrière.
Thierry Adama : Vous parlez du Président Ouattara avec passion. Si je vous demande de le résumer en trois mots ?

Ali Ouattara : Trois mots ne suffisent pas. C’est un homme travailleur, déterminé, sacrificiel, respecté mondialement. En un temps record, il a transformé la Côte d’Ivoire. Certains parlent de dette, mais c’est un investissement pour l’avenir, comme un parent qui s’endette pour scolariser ses enfants.
Thierry Adama :Comment voyez-vous l’avenir de la Côte d’Ivoire sous Alassane Ouattara ?
Ali Ouattara : Un avenir radieux. S’il était arrivé en 1995, la Côte d’Ivoire serait un modèle africain. Les 5 prochaines années verront encore plus de transformations, pas seulement économiques, mais aussi humaines. La démocratie est là, la sécurité aussi. Le meilleur est à venir.
Thierry Adama : Quel est votre dernier message aux Ivoiriens à deux mois des élections ?
Ali Ouattara : Mobilisons-nous contre les aventuriers. Participons massivement au parrainage. Faisons une campagne apaisée et gagnons au premier tour pour honorer le Président. Nous mettons en garde ceux qui veulent humilier le Président : “On ne provoque pas l’eau qui dort.”

























































































































































































































































































































































