Lors de la 12e édition des ”Rendez-vous du RHDP”, le Ministre Mamadou Touré, Porte-parole adjoint du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, a lancé un message clair, serein mais ferme, à l’endroit de l’opposition et de la presse internationale.

Devant les caméras, il a rejeté avec force les accusations selon lesquelles le RHDP manipulerait le processus électoral pour écarter ses rivaux : « Le RHDP ne choisit pas ses adversaires. Il n’élimine personne. Ce sont les lois et les institutions qui encadrent le processus. Et nous y souscrivons pleinement », a-t-il affirmé.

Il a rappelé que depuis l’arrivée du Président Ouattara au pouvoir, aucune disposition légale n’avait été prise pour empêcher un candidat d’être sur la liste électorale. En revanche, il a souligné que certains opposants actuels avaient eux-mêmes usé de pratiques contestables dans le passé : « Ceux-là même qui aujourd’hui crient à la dictature ont tripatouillé les textes pour se retrouver seuls candidats dans leurs partis. La dérive dictatoriale, elle commence chez eux. »

Interpellant la presse internationale, il a insisté sur le fait que la Côte d’Ivoire est un État de droit où la liberté d’expression est respectée, malgré les tensions politiques : « Aucun meeting de l’opposition n’a été interdit. Ils s’expriment librement dans les médias publics. Mais la démocratie, ce n’est pas la jungle. C’est aussi le respect des règles. »

Sur la question du dialogue politique, il a rappelé que le RHDP reste ouvert, mais sans remise en cause des acquis institutionnels : « Nous sommes un parti de paix, mais pas à n’importe quel prix. Le dialogue ne doit pas servir de prétexte pour affaiblir nos institutions. »

Enfin, il a balayé les doutes quant à la capacité du RHDP à remporter l’élection présidentielle d’octobre prochain : « Nous avons la majorité des communes, des régions, des votants. Le PDCI comme le PPA-CI n’ont pas réussi à renverser cette réalité. Et en un an, rien n’a changé, si ce n’est que nous continuons à travailler sur le terrain, au plus près des populations. »

Le RHDP, selon lui, est une machine bien huilée, portée par un leadership clair et une base militante mobilisée. Et face aux critiques venues de l’extérieur comme de l’intérieur, il conclut avec assurance : « Tant que les Ivoiriens nous font confiance, nous restons sereins. »

 

Thierry Adama

La plume militante du RHDP

RETROUVEZ CI-JOINT L’INTÉGRALITÉ DE SON INTERVENTION 

Je vais plutôt m’adresser surtout à la presse internationale, qui s’est fait largement écho de certains discours tenus par une certaine opposition et c’est une question qui revient de façon récurrente. En gros, pour caricaturer, le RHDP aurait tellement peur pour cette élection présidentielle que le RHDP se choisit des candidats, le RHDP élimine des candidats, enfin, c’est ce qu’ils disent, nos adversaires.

Le Président Alassane Ouattara a peur de compétir face donc à eux, et cetera. D’abord, comme le ministre Adjoumani l’a dit, nous sommes dans un État démocratique, nous avons des institutions en charge d’encadrer le processus électoral. Le RHDP ne choisit pas ses adversaires, le RHDP ne choisit pas les candidats des autres partis. Le RHDP n’a de pouvoir que de choisir en son sein son candidat. Ça c’est vraiment le premier élément que je voulais dire. Le second élément, c’est que quand vous prenez l’histoire des élections dans notre pays, ceux qui, dans un passé récent, tripatrouillaient les textes pour éliminer les adversaires, se retrouvent du côté de l’opposition aujourd’hui.

Depuis que le Président Ouattara est là, aucune loi n’a été prise pour éliminer des candidats, ni des adversaires. Bien au contraire, rappelez-vous en 2020. Le processus électoral qui a été boycotté par l’opposition qui avait à l’époque fait le CNT, mais je voulais rappeler que Henri Konan Bédié était candidat accepté par le Conseil constitutionnel. Je vais rappeler que Affi N’Guessan a été candidat accepté par le Conseil constitutionnel, mais ils ont fui devant le Président Ouattara.

Le Président Ouattara n’a pas éliminé Henri Konan Bédié. En quoi est-ce que monsieur Thiam serait plus dangereux politiquement que monsieur Henri Konan Bédié ? Alors si le Président Ouattara euh s’est soumis à la décision du Conseil constitutionnel en 2020 et était prêt à aller à la compétition face à Henri Konan Bédié, pourquoi aurait-il peur donc de quelqu’un qui ne ferait même pas la moitié des voix faites par Henri Konan Bédié. Non, il faut que les gens soient un peu plus sérieux et assument leurs propres turpitudes, leurs incohérences. Et la réalité et le fond du débat, c’est de dire que oui, dans un état de droit, il y a des règles et il revenait à chacun donc de prendre les dispositions pour être conforme à la loi.

Et quand vous n’avez pas pris ces dispositions et que vous avez trompé tout le monde, y compris vos militants, je pense que l’heure est au débat à leur sein, il faut qu’ils rendent compte à leurs militants, pourquoi ils n’ont pas pris leurs dispositions. Ça ne sert à rien de vouloir chercher un bouc émissaire, s’en prendre au RHDP. On parle de dérive dictatoriale. Moi, j’ai été personnellement choqué lorsque j’ai entendu.

On est quand même dans un pays où toutes les semaines, il y a des manifestations de l’opposition, ils sont pas inquiétés avec des propos que vous entendez. Aucun meeting de l’opposition n’a été perturbé. Ils ont cette liberté d’expression, on les voit sur les médias publics en Côte d’Ivoire, toutes les tendances politiques s’expriment, ils disent ce qu’ils veulent. Parce qu’en définitive, c’est quoi la démocratie ? Mais la démocratie, c’est ça, mais la démocratie, c’est aussi le respect des règles. C’est le respect de la loi. La démocratie, c’est pas une jungle. Et dans tous les états démocratiques au monde, il y a un minimum de règles qu’il faut respecter.

Et si on devait parler de dérive, mais c’est pas à notre niveau. Je vais vous dire qu’il faut quand même qu’on soit cohérent, il faut qu’on soit crédible. Quand on a soi-même tripatouillé les textes de son parti, qu’on a éliminé tous les adversaires au sein de son parti et qu’on veut aller à l’encontre même des principes et que on s’est arrangé pour être seul candidat dans ce parti. La dérive dictatoriale, c’est au sein de leur parti politique, c’est pas le RHDP. Et ça, je tenais à le dire. Ils ne sont pas crédibles à nous donner des leçons quand on regarde ce que eux-mêmes posent comme acte tous les jours au sein de leur parti politique.

En définitif, le PDCI n’a pas été éliminé pour l’élection présidentielle, le PPACI n’a pas été éliminé pour l’élection présidentielle. Rien n’empêche ces partis politiques de participer à des élections, il faut que, eux, comme nous, arrangeons à avoir des personnes ressources dans notre sein qui remplissent les conditions.

Je rappelle que contre le Président Alassane Ouattara, il y a eu aussi une requête qui a été faite par l’opposition en vue de rayer son nom sur la liste électorale. Cette requête n’a pas abouti, comme il y a eu des requêtes qui ont été faites contre d’autres responsables de l’opposition ou pas mais qui n’ont pas abouti. On se soumet tous à la loi. On ne peut pas se dire démocrate et puis rechigner aller à la compétition ou ne pas respecter la loi. Sur le dialogue politique, le ministre l’a rappelé. Le RHDP s’est montré disposé à échanger.

Nous sommes un parti de paix et de dialogue. On est prêt à échanger avec l’opposition. D’ailleurs, monsieur Cissé Bacongo l’a rappelé il y a deux semaines, les les collaborateurs de la coalition du RHDP sont en contact pour définir une nouvelle date. Mais je dis que le dialogue ne doit pas avoir pour finalité de remettre en cause nos acquis démocratiques. Là, il y a une ligne rouge à ne pas franchir. Parce que rappelez-vous que, en 2020, le Premier ministre Ahmed Bakayoko dans un souci d’apaisement avait initié le dialogue avec l’opposition jusqu’à la veille de la présidentielle.

Mais en dépit de toute cette volonté de dialoguer, ils ont boycotté les élections, ils ont été violents pendant ces élections, ils ont tué des gens pendant ces élections à travers le CNT. Parce qu’en définitive, c’était pas le dialogue qui était important pour eux, ce qui était important et c’était d’aboutir à un processus où il remettrait en cause les institutions de l’État.

Le dialogue est utilisé comme moyen, comme subterfuge pour se détourner de la démocratie, nous ne pouvons pas l’accepter. Pour le reste, on parle avec eux. Et il faut qu’ils vous disent qu’on se parle. On se parle, on se parle. Charles Blé Goudé qui a été à la tête de manifestations, on sait qu’on se parle tout le temps. Simone Gbagbo parle avec des gens du RHDP.

Mais il faut qu’on soit transparent. On se parle, c’est pas la peine de faire croire aux Ivoiriens qu’on ne se parle pas. Mais nous nous parlons, mais nous sommes dans un état organisé, nous avons des institutions et quelle que soit notre volonté, nous sommes aussi soumis comme tous les Ivoiriens à cela. Monsieur le ministre, voilà un peu ce que je voulais dire surtout à l’endroit de nos amis de la presse internationale. Je ne dis pas ça parce qu’ils communiquent souvent dans vos médias et c’est quand même bon que vos lecteurs sachent aussi la vérité.

Et la vérité, c’est que vous avez en tout cas, pour celui qui parle beaucoup ces temps-ci, qui malheureusement est victime de ses propres turpitudes parce qu’il aurait renoncé à sa nationalité quelques mois avant, qui serait candidat aujourd’hui. Et puis arrêter de se faire peur. Le RHDP est une machine aujourd’hui. Nous avons la majorité des communes de Côte d’Ivoire. Nous avons la majorité des régions de Côte d’Ivoire.

Lors des élections intermédiaires, le RHDP, ça a été plus d’un million sept cent mille votants sur les près de trois millions de votants. Le PDCI a eu à peine 400 000 électeurs. Le PPA-CI a eu 885 000 électeurs. Je ne vois pas comment en un an, on inverse cette tendance. Nous, on travaille sur le terrain et on est en adéquation avec les aspirations profondes des populations. On est tous les jours dans nos régions, dans nos localités de traduire en action concrète cette grande ambition que le Président Ouattara a pour les Ivoiriens. Et tant que les Ivoiriens nous feront confiance, nous sommes sereins.

Je vous remercie.

Extrait de l’intervention de Mamadou Touré,

ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique

Porte-parole adjoint du RHDP.

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