Depuis des décennies, un tronçon précis de l’autoroute Abidjan-Yopougon, entre la station ex-Mobil et Shell, est le théâtre d’accidents aussi tragiques que troublants. Certains diront que c’est le fruit du hasard, d’autres y voient des coïncidences troublantes. Mais pour ceux qui connaissent la voie et l’ont empruntée chaque jour, comme moi pendant neuf longues années, il n’y a plus de doute : quelque chose d’invisible habite ce lieu.

En 1999, un drame terrible secoua les esprits : une collision d’une rare violence s’y produisit. Les occupants du véhicule furent brûlés vifs, sans possibilité de secours. Un événement qui marqua à jamais la mémoire collective.

Et pourtant, ce ne fut pas un cas isolé. Année après année, des accidents identiques, dans les mêmes circonstances, frappent exactement la même zone. L’axe entre Siporex Yopougon et le Pont Ferraille d’Adjamé, long de près de 10 kilomètres, semble concentrer l’essentiel des tragédies dans ce corridor étroit, mystérieux et bordé par la forêt du Banco, poumon vert d’Abidjan, mais aussi lieu anciennement sacré pour bien des traditions.

Des témoignages, des faits concrets :

Des chauffeurs de transport public, de taxi compteur, de véhicules personnels, rapportent souvent avoir vu des formes étranges traverser soudainement la voie, les forçant à freiner brutalement… avant d’être percutés à l’arrière par un autre véhicule. Des carambolages souvent mortels.

Le Général Philippe Mangou, ex-chef d’État-major, s’est personnellement impliqué dans une affaire où une femme et son enfant, rescapés in extremis d’un accident impliquant un gros camion, ont été secourus dans cette même zone.

Des riverains, des mécaniciens, des ambulanciers ont tous constaté cette régularité dramatique : les accidents, graves, récurrents, semblent obéir à un cycle invisible.

Alors, faut-il parler d’esprits, de génies de la forêt ? Les traditions africaines nous enseignent depuis toujours que certaines terres sont habitées. La forêt du Banco, espace sacré, ancestral, pourrait bien abriter des entités invisibles à l’œil profane, mais puissantes dans le monde subtil.

Faut-il craindre ? Non. Mais faut-il ignorer ? Surtout pas.

Dans bien des cultures, quand un lieu devient chargé d’une telle énergie, les guides spirituels, les hommes de Dieu, les chefs traditionnels sont appelés à intervenir. Par des prières, des processions, des rituels de purification, ils rétablissent l’équilibre entre les mondes visibles et invisibles. Ce n’est ni du fétichisme, ni de la superstition. C’est la reconnaissance des forces que la science n’a pas encore su expliquer.

Ce que nous proposons :

Que l’on organise une journée spirituelle interreligieuse sur ce tronçon : imams, pasteurs, prêtres, tradipraticiens, tous unis pour bénir la voie, prier, intercéder et apaiser les génies du Banco.

Qu’une enquête d’experts soit menée sur la structure de la route, l’environnement, et les données historiques des accidents.

Qu’une campagne de sensibilisation et de mémoire soit lancée : chaque accident n’est pas juste une statistique, c’est une vie, une famille brisée.

Ce n’est pas un appel à la peur. C’est un appel à la conscience. La route du Banco n’est pas une route comme les autres. Il est temps d’en prendre acte et de lui rendre hommage, dans la paix, le respect, et la lumière.
Wattara De Diamant

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