Ce lundi 24 juin 2025, la Banque Africaine de Développement (BAD) a présenté à Abidjan son rapport annuel sur les performances économiques en Afrique, couvrant les 54 pays du continent. Cette édition, placée sous le thème « Tirer le meilleur parti du capital de l’Afrique pour favoriser son développement », accorde une attention particulière à la **Côte d’Ivoire, dont la croissance économique est saluée comme un exemple régional.

Le Professeur Kevin Urama, Économiste en chef et Vice-président du complexe Connaissance et Gouvernance à la BAD, a qualifié de « très impressionnante » la croissance du PIB ivoirien. Selon lui, si le pays continue à renforcer sa gouvernance et ses capacités institutionnelles, il pourrait doubler son taux de croissance actuel.

Il a également souligné que le secteur informel représente entre 30 % et 40 % de l’économie nationale, ce qui constitue à la fois une richesse inexploitable et un défi en matière de formalisation économique.

 

Lors de la cérémonie officielle de présentation du rapport, le Professeur Clément Kouakou, Directeur de cabinet adjoint du ministère de l’Économie, du Plan et du Développement, représentant la ministre Nialé Kaba (Gouverneure de la BAD pour la Côte d’Ivoire), a mis en avant les efforts du gouvernement pour mobiliser les capitaux nécessaires au financement des priorités nationales.

Il a réaffirmé l’engagement de l’État à poursuivre les réformes structurelles visant à améliorer le climat des affaires et à promouvoir un environnement propice à un développement durable et inclusif.

Kadio Lionel Kouao, Économiste à la BAD et à l’ENSEA, a détaillé les principaux indicateurs tirés du rapport :

– La Côte d’Ivoire maintient une croissance robuste, avec un PIB réel estimé à 6,1 % en 2024, et des prévisions stables autour de 6,3 % pour 2025 et 2026.
– L’inflation diminue, passant de 4,4 % en 2023 à 3,5 % en 2024.
– Le déficit budgétaire a été réduit à 4 % du PIB contre 5,2 % l’année précédente.

Malgré ces résultats positifs, le rapport identifie toutefois un défi majeur : la mobilisation insuffisante des ressources internes, notamment fiscales. Les autorités devront donc agir dans ce sens pour garantir une croissance durable et bénéfique à tous les Ivoiriens.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *