À quelques jours des législatives de 2025, l’Honorable Mariam Traoré, candidate du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) pour la circonscription de Tengréla, a accordé une interview exclusive à notre organe, RHDP 24, le mardi 18 novembre 2025. Dans cet entretien sans détour, l’élue revient sur les sujets marquants de l’actualité politique ivoirienne. Elle évoque la victoire éclatante du Président Alassane Ouattara à la présidentielle, la posture de l’opposition face aux législatives et les processus internes de sélection des candidats du RHDP. Un entretien riche en enseignements sur la stratégie de la majorité présidentielle à l’aube d’un nouveau cycle électoral. Interview…

 

  • Alors que le rideau est désormais tombé sur la présidentielle de 2025, consacrant la réélection du Président Alassane Ouattara avec 89,77% des suffrages, quelle analyse faites-vous de ce résultat ?

Le résultat de l’élection présidentielle est l’aboutissement d’un processus qui a donné le score de 89,77%. Il s’agit d’une évidence en raison des nombreux travaux réalisés, des mesures prises pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des fonctionnaires, de l’amélioration des prix des produits agricoles. A cela s’ajoute les projets ou chantiers en cours, ou annoncés.

Le Président de la République étant un bâtisseur, c’est un score ou un taux encourageant donc sans appel qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur.

Cette victoire du Président Alassane OUATTARA renouvelle son bail avec le peuple ivoirien qui a ainsi eu l’occasion de sanctionner positivement l’immense œuvre de construction nationale conduite par celui que l’on appelle désormais « le père du deuxième miracle ivoirien ». Mieux, l’élection présidentielle a été un indicateur de la vitalité de notre démocratie. Vous n’oublierez pas les tentatives violentes pour interrompre le processus électoral. Malgré l’appel au chaos d’une minorité bruyante, le peuple ivoirien a choisi la consolidation de la paix en votant et en plébiscitant notre candidat. C’est un réel motif de fierté pour la militante et élue du RHDP que je suis.

  • A l’approche des législatives de décembre prochain, vous avez été retenue pour défendre les couleurs de votre formation politique, le RHDP. Comment avez-vous accueilli cette décision ?

Votre question me donne la précieuse occasion de traduire ma profonde gratitude au Président du Parti, SEM Alassane OUATTARA, au Président du Directoire et au Secrétaire Exécutif qui ont bien voulu me choisir pour représenter notre Parti à cette élection législative.

Evidemment, j’accueille ce choix avec satisfaction parce que ces moments où nous sommes appelés à rencontrer notre peuple sont irremplaçables pour une personnalité politique.

Maintenant que nous avons franchi l’étape du choix, je mesure le poids de la mission. Il s’agit en effet de représenter le RHDP dans ma circonscription et de contribuer à notre grande victoire au plan national.

Je connais le terrain et mes parents. Je sais qu’ils n’ont jamais manqué aucune occasion d’exprimer, à travers ma modeste personne, leur reconnaissance au Président de la République. Cette année encore, nous allons être fidèles à cette tradition en offrant le siège de Tengrela Commune et Sous-Préfecture au RHDP.

  • En revanche, plusieurs prétendants à l’investiture RHDP n ’ ont pas été retenus, et certains n ’ ont pas manqué d’exprimer leur frustration. Quelle lecture faites-vous de ces prises de position ?

Vous savez, la vie est ainsi faite qu’elle donne souvent lieu au choc des ambitions. De ce point de vue, je pourrais comprendre la frustration des cadres qui n’ont pas été retenus. Nous connaissons les états de service et l’engagement politique de certains d’eux.

Je voudrais juste les appeler à la patience et à placer leur confiance dans notre grand leader, le Président Alassane OUATTARA. Il sait ce que chacun fait et trouve toujours le moyen de récompenser les efforts au service du Parti. A ce titre, il y a plusieurs chantiers et d’autres types de missions qui peuvent leur être confiés. Qu’ils fassent confiance à notre mentor.

Pour être engagée localement depuis près de vingt ans, je sais que ces questions tiennent souvent à de petites incompréhensions. C’est pourquoi, j’appelle au dialogue, afin qu’ensemble, dans la discipline et la fraternité, nous parvenions à rassurer les uns et les autres, afin d’éviter la propagation du phénomène des indépendants qui peut compromettre nos objectifs communs.

Que pensez-vous du PDCI qui participe, et du PPACI qui boycotte ces législatives ?

Je me suis toujours donnée pour principe de ne pas commenter les décisions des autres partis. Cela relève de leur cuisine interne. Je dirai juste que l’absence à une élection est toujours préjudiciable pour une formation politique. Le RDR en a fait l’amère expérience après son boycotte des législatives de 2001. Je n’en dirai pas plus. 

  • Femme engagée, femme d’impact, femme de conviction : quelle image souhaitez-vous transmettre aux jeunes filles qui hésitent encore à s’engager en politique ?

Le cadre juridique ou normatif de la participation des femmes en politique est déjà créé avec le quota de 30% dans les assemblées élues. Mieux, la Constitution ivoirienne dispose, en son article 35, que : « L’Etat et les collectivités publiques assurent la promotion, le développement et la protection de la femme … ». C’est dire combien notre pays opte pour une politique avant-gardiste en la matière, grâce à la vision du Président de la République. Maintenant, c’est aux femmes de s’engager et de prendre leur place. Cela ne peut se faire à coup de Lois et de Décrets. C’est par l’éducation et la sensibilisation que nous y parviendrons. En tout état de cause, j’invite les femmes, surtout les plus jeunes, à s’investir pour agir sur demain. Qu’elles s’inspirent des exemples des grandes pionnières de la scène politique ivoirienne.

  • Comment voyez-vous l’avenir de la Côte d’Ivoire sous le leadership du Président Alassane Ouattara dans les cinq prochaines années et surtout pour le leadership féminin sous son magistère ?

Pour les cinq prochaines années, comme le Président lui-même l’a dit, l’accent sera mis sur les femmes et les jeunes. Nous souhaitons alors la parité au niveau des postes de nominations mais aussi des mandats électifs. Les femmes font confiance au Président de la République pour que d’autres mesures soient prises en faveur de la femme et de la jeune fille.

Bien évidemment, les ivoiriens attendent du Président qu’il aille plus loin et plus haut dans ce qu’il a magistralement réalisé pour notre pays et pour ses enfants, à savoir le progrès inclusif par le travail, dans la paix sociale et la concorde.

Interview réalisée par Thierry Adama 

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