
Le rideau est tombé sur l’un des épisodes les plus suivis de l’actualité politique ivoirienne de ces derniers mois : l’affaire de la double nationalité de M. Tidjane THIAM.

L’ancien patron de Crédit Suisse, rentré au pays auréolé de prestige et d’expérience internationale, aura vu son ambition présidentielle STOPPÉE NET par une décision de justice entraînant sa RADIATION de la liste électorale. Au cœur de cette décision, la question de sa nationalité française, conservée jusqu’à une date TROP TARDIVE pour permettre son inscription régulière.
Un écueil juridique que beaucoup, dont moi-même, estimaient ÉVITABLE.
Ce dénouement révèle une vérité CRUE :
Dans l’arène politique ivoirienne, le parcours d’un homme, aussi brillant soit-il, ne peut suppléer à une préparation MÉTHODIQUE, à une connaissance POINTUE du DROIT ÉLECTORAL ivoirien, ni à une STRATÉGIE RIGOUREUSE d’enracinement LOCAL.

Il y a dans cette exclusion un goût amer de GÂCHIS. Non pas tant pour cet homme de qualité exceptionnelle, mais pour l’espoir qu’il avait commencé à incarner auprès d’une frange de la population avide de RENOUVEAU, de COMPÉTENCES et de RESPECTABILITÉ sur la scène internationale. La politique ne se nourrit pas uniquement de SYMBOLES : elle exige ANTICIPATION, MODESTIE et ABNÉGATION face aux règles du jeu, et surtout PROXIMITÉ avec le terrain.
Cependant, tout n’est pas perdu. Je dirai même plus que RIEN N’EST PERDU. Cet épilogue peut n’être qu’un TOURNANT. Si Tidjane THIAM tire toutes les LEÇONS de cette MÉSAVENTURE POLITIQUE, s’il décide d’engager une RECONSTRUCTION PATIENTE, SINCÈRE et ENRACINÉE dans les RÉALITÉS ivoiriennes, alors il pourrait revenir PLUS FORT. Le rendez-vous de 2030 n’est pas INACCESSIBLE pour qui se donne le temps et les moyens de s’y préparer VÉRITABLEMENT.
L’histoire politique est faite de COME-BACK. À lui d’écrire la suite de son histoire politique avec LUCIDITÉ, HUMILITÉ et PERSÉVÉRANCE.

Jean Yves ESSO ESSIS
Analyste en sociologie politique

































C’est l’espoir de toute une nation.Le père des démunis et sans espoir. Je l’ aime à mourrir.