Ce mercredi 4 février 2026, dans les locaux feutrés du Cabinet ministériel, une rencontre s'est tenue entre le Ministre de l'Urbanisme, du Logement et du Cadre de Vie, Sanogo Moussa, et une délégation de la Chambre nationale des Ingénieurs-conseils et Experts de génie civil de...

 Ce mercredi 4 février 2026, dans les locaux feutrés du Cabinet ministériel, une rencontre s'est tenue entre le Ministre de l'Urbanisme, du Logement et du Cadre de Vie, Sanogo Moussa, et une délégation de la Chambre nationale des Ingénieurs-conseils et Experts de génie civil de Côte d'Ivoire (CHANIE-CI). 
Conduite par son Vice-président, Séraphin Kouamé, cette délégation est venue rappeler une vérité souvent oubliée : derrière chaque immeuble qui défie le ciel, chaque pont qui enjambe les fleuves, chaque route qui relie nos villages, se cache le travail méticuleux d'hommes et de femmes dont la mission dépasse largement le simple calcul technique.

Dans un climat de franchise et de respect mutuel, les échanges ont permis de mettre en lumière les défis quotidiens de ces professionnels, véritables gardiens de notre sécurité collective. Car quand un bâtiment s'effondre, ce ne sont pas seulement des briques et du béton qui cèdent – ce sont des vies brisées, des familles endeuillées, des rêves anéantis. Les ingénieurs-conseils et experts de génie civil portent sur leurs épaules cette responsabilité immense : garantir que chaque ouvrage résiste au temps, aux intempéries, aux secousses de la vie.

Les discussions ont été riches et prospectives. L'intégration du Conseil à la Commission d'attribution des permis de construire a été abordée avec franchise – une mesure qui permettrait d'éviter les constructions anarchiques qui défigurent nos quartiers et menacent nos enfants. La valorisation de l'expertise locale dans les grands projets nationaux a également constitué un axe majeur : pourquoi faire appel à des consultants étrangers quand nos propres ingénieurs possèdent le savoir-faire nécessaire ? Cette reconnaissance de nos compétences nationales constituerait non seulement une fierté retrouvée, mais aussi une économie substantielle pour les caisses de l'État.

Le renforcement du contrôle des chantiers et le suivi rigoureux des opérations immobilières ont également été au cœur des débats. Dans un pays où l'informel gangrène trop souvent le secteur du bâtiment, ces mesures s'imposent comme une nécessité vitale. Chaque permis délivré sans contrôle adéquat représente un risque potentiel pour des citoyens innocents.

Le Ministre Sanogo Moussa, attentif et réceptif, a salué la démarche constructive de la CHANIE-CI. Il a souligné avec force la nécessité de doter la Côte d'Ivoire d'une politique nationale claire et cohérente en matière d'urbanisme – une feuille de route qui guiderait nos villes vers un développement harmonieux, respectueux de notre identité et tourné vers l'avenir.

Le Ministre a réaffirmé sa pleine disponibilité à poursuivre ce dialogue fructueux. Car construire n'est pas qu'une affaire de béton et d'acier ; c'est une promesse faite aux générations futures – celle de leur léguer des villes où il fait bon vivre, où chaque bâtiment raconte notre histoire tout en préparant notre demain.

Catherine KONÉ