Pendant deux jours, les regards de l’Afrique étaient tournés vers Addis-Abeba, siège de l’Union africaine, où s’est tenue la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif.


Pendant deux jours, les regards de l’Afrique étaient tournés vers Addis-Abeba, siège de l’Union africaine, où s’est tenue la 49ᵉ session ordinaire du Conseil exécutif. Réunissant les ministres des Affaires étrangères des États membres, cette rencontre stratégique a permis de définir les grandes orientations politiques, budgétaires et institutionnelles qui seront soumises au prochain Sommet des chefs d’État et de gouvernement.


Au cœur de ces travaux, la Côte d’Ivoire a fait entendre sa voix à travers sa Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, S.E.Mme Nialé Kaba, dont la participation active a confirmé la place grandissante du pays dans les grands arbitrages diplomatiques africains. Placée sous le thème « Garantir la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement gérés en toute sécurité pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 », cette session a mis en lumière l’un des défis majeurs auxquels le continent est confronté. Face à la croissance démographique, à l’urbanisation rapide et aux effets du changement climatique, les États africains ont réaffirmé leur volonté d’accélérer les politiques garantissant un accès durable à l’eau potable et à l’assainissement pour des millions de citoyens. L’ouverture officielle des travaux a été marquée par les interventions du Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, du ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, ainsi que du ministre burundais des Affaires étrangères, Édouard Bizimana, président en exercice du Conseil exécutif.


Les discussions ont porté sur plusieurs dossiers déterminants pour l’avenir de l’organisation continentale. Les ministres ont notamment examiné le projet de budget 2027 de l’Union africaine, évalué les progrès de la mise en œuvre de l’Agenda 2063, poursuivi les réflexions sur la réforme de la Commission de l’Union africaine et préparé les nominations au sein des principales institutions de l’organisation, notamment le Conseil de paix et de sécurité, la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples ainsi que le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant.


À Addis-Abeba, l’agenda de Nialé Kaba a largement dépassé le cadre des séances plénières. Fidèle à une diplomatie de proximité et de dialogue, la cheffe de la diplomatie ivoirienne a multiplié les rencontres bilatérales afin de consolider les relations de la Côte d’Ivoire avec plusieurs partenaires africains. Elle s’est notamment entretenue avec son homologue rwandais, Olivier J.P. Nduhungirehe, avec qui elle a évoqué le renforcement de la coopération entre Abidjan et Kigali, les grands enjeux africains ainsi que les défis internationaux. Elle a également rencontré les ministres des Affaires étrangères de l’Angola et de l’Afrique du Sud, Téte António et Ronald Ozzy Lamola, pour approfondir les perspectives de coopération bilatérale et renforcer la concertation sur les grandes questions inscrites à l’agenda de l’Union africaine.

L’un des temps forts du séjour de la délégation ivoirienne aura été la signature du contrat de construction de la future chancellerie et de la résidence des diplomates de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Addis-Abeba avec l’entreprise éthiopienne Golden Apple Building Works Contractor. Ce projet, porté par la vision du Président de la République, Alassane Ouattara, vise à doter la représentation diplomatique ivoirienne auprès de l’Union africaine d’infrastructures modernes conformes aux normes internationales et à renforcer la présence stratégique du pays au sein de l’organisation continentale.


À l’issue de cette 49ᵉ session ordinaire, les ministres des Affaires étrangères ont ainsi préparé le terrain pour le prochain Sommet des chefs d’État et de gouvernement, appelé à entériner les principales décisions arrêtées à Addis-Abeba. Budget 2027, réformes institutionnelles, mise en œuvre de l’Agenda 2063 et renouvellement des organes de l’Union africaine constitueront autant de dossiers majeurs qui dessineront les orientations futures de l’organisation.


Par son engagement constant et son intense activité diplomatique, Nialé Kaba a confirmé le rôle de premier plan que joue désormais la Côte d’Ivoire dans les concertations africaines. Une présence remarquée qui traduit l’ambition d’Abidjan de contribuer activement à la construction d’une Afrique plus intégrée, plus influente et davantage unie face aux défis de son développement.


Par Inza CAMARA