La Côte d’Ivoire première puissance économique de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest accorde une importance capitale à la protection de l’environnement.
La Côte d’Ivoire première puissance économique de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’ouest accorde une importance capitale à la protection de l’environnement. Parmi les structures en charge de la sécurité environnementale, il y a, en bonne place, le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL). La visite qu’y a effectué hier Abou Bamba, ministre de l’environnement et de la transition écologique, a permis de relever la volonté du gouvernement d’améliorer et d’augmenter les capacités opérationnelles de cet organisme.
Sans protection de la nature et de l’environnement, sans lutte constante et acharnée contre la pollution, aucun développement humain et infrastructurel n’est possible. La Côte d’Ivoire l’a si bien compris qu’elle a créé plusieurs structures au nombre desquelles figure en bonne place le Centre ivoirien antipollution (CIAPOL) placé sous la tutelle du ministère de l’environnement et de la transition écologique.
Porté à la tête de ce ministère sensible depuis la signature par le président de la République Alassane Ouattara du décret du décret n°2026-08 portant nomination des Membres du Gouvernement le vendredi 23 janvier 2026, le ministre Abou Bamba est déjà à pied d’œuvre pour redynamiser toutes les structures qui répondent de son autorité. Et pour accomplir sa mission, il a entrepris de les visiter toutes afin de faire une sorte d’état des lieux relativement à leur fonctionnement, en vue de les rendre plus performantes. Le mercredi 4 mars avait été consacré, dans son agenda au CIAPOL, où il a été accueilli par son directeur général le Professeur Bernard Ossey Yapo et ses collaborateurs.
Une visite très appréciée et qui aura permis au ministre de tutelle de toucher du doigt les réalités auxquelles est confronté cet organisme créé par le décret No 91-662 du 9 octobre 1991. Pour Abou Bamba, il ne fait aucun doute que le CIAPOL doit jouer un rôle moteur dans la protection et la préservation de l’environnement qui influe directement sur la santé des Ivoiriens sans exception. Et pour espérer atteindre tous ses objectifs fixés par le gouvernement, il importe, a-t-il déclaré, que des moyens conséquents soient dégagés et mis à la disposition du CIAPOL. Ainsi équipé, cet organisme pourra mieux que par le passé étendre ses tentacules sur l’ensemble du territoire national.
Le directeur général du CIAPOL et ses proches collaborateurs n’ont pas manqué de féliciter et de remercier le ministre et à travers lui le président de la République pour sa vision. Il faut dire ainsi que la rappeler Ossey Yapo que le CIAPOL revient de loin. En l’effet, l’organisme « a dû faire face à des contraintes majeures après la destruction de ses locaux et de son plateau technique lors de la crise post-électorale de 2010 ».
Travaillant à l’étroit et dans des conditions relativement difficiles à l’immeuble Noguès et à Attoban où le personnel a été réparti, Bernard Ossey Yapo a salué
Les différentes initiatives déjà mises en œuvre consistant notamment à recaser les différentes entités du CIAPOL, tout en redonnant à ses sous-directions telles que le Laboratoire Central de l’Environnement et le Bureau du Port, les conditions nécessaires au plein déploiement de leur expertise permettant à l’ensemble de l’organisme d’accomplir ses missions scientifiques et techniques.
C’est donc murement réfléchi et plus qu’opportun que le gouvernement ait décidé de renforcer les capacités opérationnelles de cette institution qui a déjà fait ses preuves et qui n’avait besoin que de ce coup de pouce pour mieux accomplir ses missions et atteindre ses objectifs pour le bonheur des Ivoiriens.
Il est à retenir au sujet des missions du CIAPOL, qu’elles se résument selon son décret de création en deux types à savoir :
D’une part : l’analyse systématique des eaux naturelles (marines, lagunaires, fluviales, souterraines et météoriques), des déchets (solides, liquides et gazeux) et des résidus; l’évaluation des pollutions et nuisances ; l’établissement d’un système de surveillance continue des milieux dénommé « Réseau national d’Observation de Côte d1voire (RNO-CI) » en relation avec les divers ministères et organismes concernés dans le cadre de la protection de l’environnement ; la collecte et la capitalisation des données environnementales ; la diffusion des données environnementales et des résultats du Réseau national d’Observation de Côte d’Ivoire (RNO-CI) aux ministères et organismes concernés par les problèmes de sauvegarde de l’environnement.
D’autre part : la surveillance continue du milieu marin et lagunaire ainsi que des zones côtières par des patrouilles régulières ; la lutte contre les pollutions de ces milieux ; le contrôle de l’application des lois, décrets et conventions nationales, régionales et internationales, édictées ou ratifiées par la République de Côte d’Ivoire, relatives aux règles de-préventions et de lutte contre les pollutions du milieu marin et lagunaire par les entreprises, les navires, les engins de mer et de lagune; la mise en œuvre du plan d’intervention d’urgence contre les pollutions accidentelles en mer, en lagune ou dans les zones côtières dénommées « Plan POLLUMAR ».
Chris Mopaya
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