À Songon, la ferveur religieuse s’est mêlée à un message d’une portée nationale.

À Songon, la ferveur religieuse s’est mêlée à un message d’une portée nationale. À l’occasion de l’investiture de l’Imam Berté Mamadou en qualité de président communal du Conseil supérieur des Imams, des mosquées et des Affaires islamiques (COSIM), autorités administratives, guides religieux et populations se sont réunis autour d’un idéal commun : la préservation de la paix en Côte d’Ivoire.

Figure respectée pour sa sagesse, son humilité et son engagement en faveur du vivre-ensemble, l’Imam Mamadou Berté accède à cette responsabilité dans un contexte où le rôle des leaders religieux apparaît plus que jamais déterminant. Sa nomination s’inscrit dans la continuité d’un parcours marqué par le dialogue et la cohésion sociale au sein de la communauté.

Placée sous le haut parrainage du Premier ministre, Dr Robert Beugré Mambé, la cérémonie a été l’occasion de rappeler l’importance de l’action spirituelle dans la consolidation de la stabilité nationale. Dans une adresse empreinte de gravité, le chef du gouvernement a exhorté les guides religieux à intensifier leurs prières et à renforcer leur mission d’encadrement moral. « La paix est notre bien le plus précieux. Elle doit être protégée et entretenue par tous, notamment à travers la prière, la sensibilisation et l’exemplarité », a-t-il indiqué, appelant à faire des mosquées et des lieux de culte des espaces d’éducation à la tolérance, au pardon et à l’unité.

Présidant la cérémonie sur le plan spirituel, le Cheick Aïma El Hadj Ousmane Diakité, président national du COSIM, a abondé dans le même sens en insistant sur la responsabilité des guides religieux dans le maintien de l’équilibre social. « Le rôle de l’Imam ne se limite pas à la prière. Il est un repère, un éducateur et un artisan de paix. À Songon comme ailleurs, nous devons continuer à prêcher la cohésion, le respect mutuel et l’amour du prochain », a-t-il déclaré.

La cérémonie, tenue à l’EPP Agban Gare de Songon, a également mis en lumière l’implication des femmes dans la dynamique communautaire, avec la désignation de Hadja Fatou Cissé à la tête de l’Association des femmes musulmanes en Côte d’Ivoire (AFMCI) au niveau communal. Une reconnaissance du rôle central qu’elles jouent dans la transmission des valeurs et la consolidation du tissu social.


Au-delà du caractère solennel de l’événement, cette investiture apparaît ainsi comme un moment de mobilisation collective autour des fondamentaux de la nation. À travers les messages portés par les autorités politiques et religieuses, Songon a réaffirmé son engagement en faveur d’une Côte d’Ivoire unie, apaisée et résolument tournée vers l’avenir.


Catherine KONÉ