À Meknès, à l’occasion du Salon International de l’Agriculture au Maroc, la question de l’adaptation agricole au changement climatique s’est imposée comme une priorité stratégique pour les pays africains.

À Meknès, à l’occasion du Salon International de l’Agriculture au Maroc, la question de l’adaptation agricole au changement climatique s’est imposée comme une priorité stratégique pour les pays africains. Réunis autour de l’Initiative Triple A (Adaptation de l’Agriculture Africaine), les États membres ont dressé un bilan des actions engagées tout en appelant à un renforcement significatif des financements.

Prenant la parole, Bruno Nabagné Koné a mis en lumière les avancées réalisées par la Côte d’Ivoire dans ce domaine. Le pays a notamment consolidé ses filières vivrières, amélioré ses systèmes de production agricole, encouragé une cacaoculture plus durable et introduit une assurance indicielle destinée à protéger les producteurs face aux aléas climatiques.

Cependant, derrière ces progrès, les défis restent considérables. Le ministre ivoirien a insisté sur l’insuffisance des ressources mobilisées pour soutenir l’adaptation agricole. Au cours de la dernière décennie, les financements obtenus demeurent largement en deçà des besoins réels, freinant ainsi l’ambition de transformation du secteur.

Face à cette situation, la Côte d’Ivoire plaide pour une nouvelle dynamique. L’objectif est clair : mobiliser davantage de ressources, attirer les investisseurs privés et développer des mécanismes innovants capables de répondre à l’urgence climatique.

Dans cette perspective, quatre axes prioritaires ont été proposés : l’accélération de l’agroforesterie, l’intégration de nouvelles approches incluant l’économie bleue, le renforcement des financements dédiés à l’adaptation et un investissement massif dans les technologies agricoles intelligentes face au climat.

Au-delà du cas ivoirien, cet appel résonne comme un signal fort lancé à la communauté internationale. Car pour les pays africains, l’adaptation de l’agriculture n’est plus une option, mais une nécessité vitale pour garantir la sécurité alimentaire et soutenir le développement durable.


Inza CAMARA