À Abidjan, l’auditorium de la Primature a servi de cadre, ce 13 avril 2026, à l’ouverture de la revue sectorielle 2025 des projets du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D).
À Abidjan, l’auditorium de la Primature a servi de cadre, ce 13 avril 2026, à l’ouverture de la revue sectorielle 2025 des projets du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D). Cette rencontre stratégique, présidée par la Ministre d’État Nialé Kaba, représentant le Premier ministre Robert Beugré Mambé, a permis de dresser un état des lieux des acquis tout en projetant les perspectives de ce mécanisme majeur de financement du développement.
D’un montant global de 1902 milliards FCFA, le C2D constitue un levier majeur de financement du développement en Côte d’Ivoire. Après l’achèvement des deux premiers cycles couvrant respectivement les périodes 2012-2015 et 2014-2020, l’attention est désormais portée sur le troisième programme (2021-2027), qui concentre les ambitions actuelles.
À l’ouverture des travaux, la coordinatrice du Secrétariat technique du C2D, Léa Djatti Diaté, a souligné que la dynamique est désormais orientée vers la finalisation des projets en cours et l’anticipation de la phase post-2027. Elle a notamment indiqué que l’État ivoirien a déjà remboursé une part significative de sa dette, traduisant ainsi son engagement dans ce mécanisme innovant de reconversion de dette en investissements structurants.
Dans son allocution, Mme Nialé Kaba a salué la qualité du partenariat entre la Côte d’Ivoire et la France, tout en insistant sur l’importance de maintenir une gestion rigoureuse et orientée vers les résultats. Elle a rappelé que le C2D constitue bien plus qu’un instrument financier : il s’inscrit dans une vision globale de transformation économique et sociale du pays. Selon elle, « les projets financés doivent continuer de produire des impacts concrets et durables sur les conditions de vie des populations », tout en renforçant la gouvernance publique.
ministre d’État a également mis en exergue la nécessité d’aligner les interventions sur les priorités nationales, notamment en matière d’éducation, de santé, d’infrastructures et d’emploi des jeunes. Elle a insisté sur le fait que la phase actuelle doit permettre de capitaliser les acquis tout en préparant efficacement la transition vers de nouveaux mécanismes de coopération.
Pour sa part, l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Jean-Christophe Belliard, s’est félicité de l’engagement total des ressources du C2D, qualifiant ce partenariat d’exemplaire et structurant pour les politiques publiques ivoiriennes.
Au total, ce sont neuf secteurs clés qui bénéficient des financements du C2D, traduisant l’ampleur et la diversité des interventions. À travers cette revue, les acteurs entendent non seulement dresser le bilan des actions menées, mais aussi tracer les perspectives d’un partenariat renouvelé, au service du développement durable et inclusif de la Côte d’Ivoire.
Inza CAMARA
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