Le 20ᵉ étage de l'immeuble Sciam au Plateau vibrait ce mercredi, 25 février 2025, d'une énergie particulière.

 Le 20ᵉ étage de l'immeuble Sciam au Plateau vibrait ce mercredi, 25 février 2025, d'une énergie particulière. Pas de tambours ni de discours grandiloquents, mais une détermination palpable : celle du Ministre de l'Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, venu sceller un pacte avec l'avenir de la gestion publique ivoirienne.

Dans un silence presque solennel, les Lettres d'Engagement sur la Performance (LEP) pour l'exercice 2026 ont été paraphées, une à une, par les Directeurs Généraux du Trésor, de la Comptabilité Publique, des Douanes, des Impôts, du Budget, des Marchés Publics et de l'Économie. Chaque signature représentait bien plus qu'un acte administratif : un engagement, une promesse faite au peuple ivoirien.

« Ces lettres instaurent un contrat de confiance qui ouvre la porte aux exigences de résultats », a déclaré le Ministre Coulibaly, les yeux rivés sur ses interlocuteurs. Derrière ces mots simples se cache une révolution tranquille dans l'administration ivoirienne. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 82,22 % des indicateurs atteints en 2024, 83,93 % en 2025. Une progression constante, certes modeste, mais révélatrice d'une amélioration continue du suivi-évaluation.

Timité Amadou, Directeur des Affaires financières, a rappelé l'essence même de ces LEP : « C'est le document de référence dans la consolidation et la conduite du dialogue de gestion. » Pour 2026, le cap est clair : huit objectifs globaux, vingt-neuf objectifs spécifiques et douze indicateurs de performance guideront l'action des douze programmes du ministère.

« Orientons impérativement les ressources vers la réalisation des projets budgétisés », a insisté le Ministre, martelant ainsi la discipline budgétaire comme socle de cette nouvelle ère. Car l'enjeu dépasse le simple exercice comptable : il s'agit de garantir la cohérence entre les priorités stratégiques du pays et les allocations budgétaires.

Alors que les paraphes séchaient sur le papier, une certitude s'imposait : la culture du résultat n'est plus un slogan, mais une réalité en marche. Et chaque signature apposée ce jour-là portait l'espoir d'une Côte d'Ivoire où l'argent public servira, enfin et toujours, l'intérêt général.

Catherine KONÉ