En Histoire, le temps a cessé d’être une succession de dates alignées dans un manuel scolaire pour devenir une grille de lecture.

En Histoire, le temps a cessé d’être une succession de dates alignées dans un manuel scolaire pour devenir une grille de lecture. C’est une respiration longue qui permet de comprendre comment les sociétés se transforment et surtout ce qui demeure quand l’écume des événements s’est retirée.

En politique, il en va exactement de même. Le temps politique a cessé d’être seulement celui des campagnes électorales, des mandats ou des déclarations enflammées. Il est surtout l’épreuve qui confronte les promesses aux résultats. Il est la mesure implacable de la constance des convictions. Il est ce juge qui observe, patiemment, sans passion mais sans complaisance.

On peut salir un nom. On peut déformer des faits. On peut manipuler les esprits pendant un temps. Mais il est une chose que nul ne manipule durablement. C’est le temps.

Depuis plusieurs décennies, le Président Alassane Ouattara aura tout entendu. Les procès d’intention. Les caricatures faciles. Les prédictions alarmistes. À chaque étape décisive de la vie nationale, certains ont annoncé l’effondrement ou le chaos imminent.

L’histoire, elle, a répondu autrement. Année après année, les faits ont tranché. Les infrastructures sont sorties de terre et ont redessiné le territoire national. Les institutions se sont consolidées. Aujourd’hui, notre architecture républicaine est renforcée. Les scrutins se sont tenus, malgré les sirènes du chaos, dans le respect du cadre constitutionnel. La stabilité s’est enracinée, condition première de tout progrès économique et social.

Demain, les mots s’envoleront certainement ; mais les réalisations, elles, resteront. Oui, il existe, en vérité, deux manières d’exercer le pouvoir. La première consiste à gouverner dans la réaction permanente, à nourrir les tensions, à flatter les colères et à prospérer dans le bruit. La seconde exige de la hauteur, de la patience, une capacité à absorber les critiques sans dévier de l’objectif stratégique qui demeure l’intérêt supérieur de la Nation.

C’est cette seconde voie qu’a choisie le Président Alassane Ouattara. On peut être en désaccord. La démocratie l’autorise. Elle l’encourage même. Mais l’honnêteté intellectuelle impose de reconnaître l’évidence que la Côte d’Ivoire d’aujourd’hui n’est pas celle d’hier. Et ce changement ne relève pas d’une conjoncture miraculeuse. Il procède de la vision et de la méthode de l’homme Alassane Ouattara.

Chers miens, croyez-moi, une fois de plus, le temps révèle le vrai du faux. Le temps, toujours, finit par donner raison à ceux qui ont travaillé pour l’Histoire. Car en définitive, l’Histoire ne ment jamais. Elle est le tribunal le plus exigeant. Et face à ce tribunal-là, seules les œuvres parlent. Le temps, ce juge implacable, rend déjà son verdict.

Dr. Dégnimani Yéo