Ce lundi 23 mars, au Sofitel Hôtel Ivoire, le Vice-Premier Ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a officiellement lancé la deuxième édition du Salon international des Ressources extractives et énergétiques (SIREXE), rendez-vous phare prévu du 18 au 22...

Ce lundi 23 mars, au Sofitel Hôtel Ivoire, le Vice-Premier Ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a officiellement lancé la deuxième édition du Salon international des Ressources extractives et énergétiques (SIREXE), rendez-vous phare prévu du 18 au 22 novembre prochain au Parc des Expositions d'Abidjan. Trente pays sont attendus pour échanger, négocier et rêver ensemble d'un continent qui transforme ses richesses souterraines en prospérité visible.

Sous le thème percutant « Industries extractives et énergétiques : quelles infrastructures pour soutenir le développement économique en Afrique ? », cette édition place le Botswana à l'honneur – première puissance minière du continent, modèle de gouvernance exemplaire dans la gestion de ses diamants. Un choix symbolique qui rappelle une vérité fondamentale : les ressources naturelles ne suffisent pas ; c'est la manière dont elles sont exploitées, partagées et réinvesties qui fait la différence entre malédiction et bénédiction.

« Notre pays est sur une bonne dynamique dans ces secteurs stratégiques », a souligné Téné Birahima Ouattara, évoquant avec fierté les découvertes majeures de gisements d'hydrocarbures et de minerais qui jalonnent le sous-sol ivoirien.

Le SIREXE transcende largement le simple marché commercial. C'est une plateforme de dialogue stratégique où l'Afrique parle d'elle-même, pour elle-même. « Le SIREXE permet de promouvoir une exploitation responsable des ressources naturelles du continent, au profit des populations et des générations futures », a rappelé le Vice-Premier Ministre, insistant sur cette exigence éthique qui doit guider chaque forage, chaque extraction, chaque contrat signé.

Un moment fort marquera cette édition : la signature d'un protocole d'accord entre la Côte d'Ivoire et le Botswana dans les domaines minier et énergétique. Une alliance Sud-Sud qui incarne l'esprit nouveau du continent – celui où les nations africaines cessent d'être de simples fournisseurs de matières premières pour devenir des partenaires égaux, échangeant expertise, technologies et bonnes pratiques.

Le ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a souligné l'opportunité unique offerte par ce rapprochement : « Le Botswana nous inspire par sa gouvernance exemplaire du secteur extractif. » À l'heure où la Côte d'Ivoire aborde un tournant décisif avec ses récentes découvertes de classe mondiale, ce partage d'expérience devient un levier stratégique pour éviter les écueils du passé et bâtir une industrie minière transparente, inclusive et durable.

La ministre botswanaise des Minéraux et de l'Énergie, Bogolo Kenewendo, présente à la cérémonie de lancement, a réaffirmé l'engagement de son pays à « promouvoir la coopération à travers des accords bilatéraux et multilatéraux ». Ces mots simples portent en eux l'espoir d'une Afrique qui choisit l'unité plutôt que la concurrence, le partage plutôt que l'appropriation.

Alors que les préparatifs s'intensifient pour cet événement qui réunira experts, investisseurs et décideurs politiques, une certitude s'impose : le SIREXE 2026 ne sera pas qu'un salon commercial. Il sera le théâtre d'une Afrique qui assume pleinement son rôle de gardienne de ses richesses, déterminée à ce que chaque baril de pétrole, chaque carat de diamant, chaque tonne de minerai contribue à éduquer un enfant, soigner un malade, éclairer un village. Une Afrique qui comprend enfin que ses sous-sols ne sont pas une fin en soi, mais le moyen de construire un avenir digne pour tous ses fils et toutes ses filles.

Inza Camara