La une du Nouveau Réveil du 30 mars 2026 « Bataille du RDR contre le RHDP » relève d’une mise en scène imaginaire d’un conflit artificiel. L’article ne rapporte pas un fait, il construit une opposition interne.

La une du Nouveau Réveil du 30 mars 2026 « Bataille du RDR contre le RHDP » relève d’une mise en scène imaginaire d’un conflit artificiel. 
L’article ne rapporte pas un fait, il construit une opposition interne. 
Ce choix de mots, abrupt et clivant, traduit le désarroi d’une plume égarée en perte de repères.

Le portrait mis en avant, associé à Téné Birahima Ouattara, est  un glissement insidieux. Cela procède d’une imagination dangereuse, suggérant une transmission familiale de succession à travers un « candidat du RDR » issu du Nord, opposé à un prétendu « candidat du RHDP ».
Cette fabrication , fondée sur une projection d’intention, instille l’idée d’une rivalité interne à connotation régionale voire ethnique , susceptible d’entamer la confiance entre cadres issus de la fusion de plusieurs partis.

La fabrique d’une crise contre le RHDP

A l’horizon 2030, alors que s’ouvrira naturellement la succession du président Alassane Ouattara, cet article du journal Nouveau Réveil proche du PDCI, tente de précipiter le désordre en le provoquant maintenant . 
Il révèle surtout l’impuissance d’une opposition qui, face à un RHDP fort, pluriel, structuré et discipliné, ne trouve d’autre levier que la division supposée de ses élites. Faute d’alternative crédible, elle cherche dans l’adversité interne des cadres un grain de sable, source d’espoir.

Une plume extérieure, une agitation intérieure

Cet article est une déclaration méprisante par une plume folle dans l’espoir d’exciter des esprits crédules pour fragiliser le RHDP. 
C’est la stratégie classique de l’agitation par procuration : attiser les doutes, amplifier les interprétations, transformer des dynamiques normales en fractures imaginées. Une plume fébrile, presque égarée, qui substitue son fantasme au fait.

Relativiser les turbulences, préserver les sentiments 

Oui, des difficultés conjoncturelles existent. Mais elles ne sauraient effacer l’essentiel. 
Le RHDP sait, au-delà de tout : 
Qu’il doit  demeurer fort sans cesser d’être mesuré.
Qu’il doit être capable d’accepter d’être attaqué par des gueux sans répondre par la haine. 
Qu’il doit accepter de se sentir haï sans haïr à son tour, pour aider à construire une grande Côte d’Ivoire.
Que la compréhension en son sein doit être plus grande, plus solidaire.  
En définitive ,  ces épreuves ne doivent ni le désorienter ni ralentir sa dynamique collective.

Un parti réel contre un parti fantasmé

Le RHDP n’est pas ce que certains voudraient qu’il soit, à savoir un édifice fragile sur le point de se fissurer. Il reste un parti structuré, nationale , capable d’assumer ses pluralités sans se renier. Et c’est précisément cette solidité que certains, faute de mieux, cherchent à entamer par le récit.

Dr. Kalilou Coulibaly