Il y a des mots qui, en politique, voyagent mal. Transmission générationnelle en fait partie. Trop souvent caricaturée comme un grand soir contre les aînés, elle est brandie par certains comme un appel à l’effacement brutal de l’expérience.
Il y a des mots qui, en politique, voyagent mal. Transmission générationnelle en fait partie. Trop souvent caricaturée comme un grand soir contre les aînés, elle est brandie par certains comme un appel à l’effacement brutal de l’expérience. Face à cette confusion entretenue, le président Koné Mamadou a choisi la pédagogie. Lundi 09 février, sur le plateau de Rassemblement Web TV, face au journaliste Ange Hermann Gnanih, il a parlé calmement et surtout clairement.
Pour Koné Mamadou, la transmission générationnelle n’est pas une révolution de palais. « La transmission générationnelle, ce n’est pas forcément comme certains l’entendent. La transmission générationnelle n’est pas une rupture avec l’ancienne classe », a-t-il martelé. Ce qui est en jeu, explique-t-il, c’est un processus et non une fracture.
Dans son esprit, et dans la vision qu’il défend pour le mandat 2025-2030, la transmission est d’abord une école. « Il s’agit de confier les jeunes à des mentors qui doivent les former sur des années », insiste-t-il. Et pour illustrer cette méthode, Koné Mamadou convoque des trajectoires connues et respectées. « Nos aînés qui sont aujourd’hui à un certain niveau – je veux parler des ministres Touré Mamadou, Amadou Coulibaly, Moussa Sanogo – ont fait leurs preuves. Certains ont commencé comme chargés d’études ou conseillers techniques pendant 15, 20, 25 ans avant d’être à ce niveau aujourd’hui », poursuit-il. Autrement dit, l’ascension se construit.
Cette vision s’inscrit clairement dans la continuité du leadership du président Alassane Ouattara, auquel Koné Mamadou réaffirme sa loyauté intellectuelle et politique. « Toutes les fois où le Président Alassane Ouattara prononce une parole, il nous devance au moins de 5 à 6 ans. Ça veut dire qu’il sait déjà là où nous sommes en train de partir. « Nous continuons de lui faire confiance », conclut-il.
Dr. YÉO Dégnimani
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