Le Vendredi dernier, sous le soleil clément de fin février, deux moments de grâce se sont succédé dans les rues de Dabou.
Le Vendredi dernier, sous le soleil clément de fin février, deux moments de grâce se sont succédé dans les rues de Dabou. Le Ministre des Sports, Adjé Silas Metch, accompagné de son Chef de Cabinet Abion Lath Sylvère, a parcouru la commune pour tendre la main aux communautés chrétienne et musulmane, réunies dans un même élan de partage à l'aube du Carême et du Ramadan.
Première étape : la mosquée centrale, où les fidèles musulmans préparent leur mois de jeûne. Puis direction les paroisses catholiques, où les chrétiens entament leur temps de pénitence et de prière. À chaque étape, les mêmes gestes : des sacs de riz empilés avec soin, des sacs de sucre pour adoucir les jours difficiles, des enveloppes discrètes portant l'espoir d'un soulagement concret. Pas de faste, pas de discours politique – seulement la simplicité d'un homme d'État venu rappeler que la solidarité n'a pas de confession.
« Ces dons témoignent de notre volonté commune à soutenir nos populations », a souligné le Ministre, les mains tendues vers les imams et les prêtres réunis. Dans ses yeux, on lisait la sincérité de celui qui connaît les réalités du terrain. Originaire de cette terre de léboutou, Adjé Silas Metch sait que la cohésion sociale se construit au quotidien, dans ces gestes modestes qui disent : « Tu comptes. Nous comptons ensemble. »
Et lorsque les hommes de Dieu ont élevé leurs prières vers le ciel, leurs voix se sont mêlées en une seule supplication : que le Tout-Puissant accorde paix, santé et prospérité à Dabou et à tous ses enfants. Musulmans et chrétiens, côte à côte, mains jointes ou paumes ouvertes – l'image restera longtemps gravée dans les mémoires.
Car au-delà du symbole, ce vendredi 27 février 2026 a porté un message essentiel : dans une Côte d'Ivoire parfois secouée par les divisions, des acteurs comme Adjé Silas Metch rappellent que la fraternité se cultive activement. Qu'elle se nourrit de riz partagé, de sucre offert, de prières croisées. Et que le sport, qu'il incarne avec passion, n'est pas qu'affaire de stades et de trophées – c'est aussi l'école du vivre-ensemble.
À Dabou, ce jour-là, la victoire la plus belle n'était pas au tableau des scores. Elle résidait dans le sourire d'un vieil imam serrant la main d'un jeune prêtre, sous le regard bienveillant d'un Ministre venu simplement dire : « Nous sommes frères. »
Thierry Adama
Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à réagir à cet article !
Charte de commentaires : Les commentaires doivent rester respectueux et constructifs. Tout propos injurieux, discriminatoire ou hors sujet sera supprimé. RHDP 24 se réserve le droit de modérer les commentaires.