Dans la douceur de ce dimanche matin 28 février, les murs de la grande mosquée d'Akoupé ont résonné d'une gratitude sincère.

 Dans la douceur de ce dimanche matin 28 février, les murs de la grande mosquée d'Akoupé ont résonné d'une gratitude sincère. Dr Gustave Aboua, directeur général du Développement durable et de la Transition écologique, venait d'offrir un don symbolique mais précieux : une demi-tonne de sucre granulé destinée aux fidèles musulmans en difficulté, à l'aube du mois sacré de Ramadan.

« Nous sommes très reconnaissants de ce geste », a confié El Hadj Idrissa Sanogo, imam principal et président du Conseil supérieur des imams de la région, les yeux brillants d'émotion. « Dr Gustave a toujours été un pilier pour notre communauté. Sa générosité renforce les liens d'amitié qui unissent nos deux communautés et illustre parfaitement notre vivre-ensemble. »

Ce don, bien plus qu'un simple geste de charité, porte en lui une promesse : celle de la continuité. Dr Gustave a réaffirmé son engagement à parcourir toutes les mosquées de la région pour apporter son soutien. L'imam Sanogo, quant à lui, s'est engagé à veiller personnellement à ce que chaque gramme de ce sucre atteigne ceux qui en ont le plus besoin – les veuves, les orphelins, les familles monoparentales qui peinent à joindre les deux bouts.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Deux jours plus tard, à Alépé, Marguerite Camara, responsable locale de l'UF-RHDP, recevait à son tour les mains tendues de Dr. Gustave. Du sucre, du riz – des denrées simples mais essentielles pour que les militantes et leurs familles puissent vivre ce mois de pénitence dans la dignité. « Encore une fois, Dr. Aboua a fait preuve de générosité », a-t-elle témoigné, la voix tremblante de reconnaissance. « Nous remercions chaleureusement le donateur pour cette attention particulière. »

À Memni, la communauté chrétienne a également bénéficié de cette bienveillance, tissant ainsi un fil invisible mais solide entre les différentes confessions de la Mé.

Dans un monde où les divisions semblent parfois l'emporter sur l'unité, Dr. Gustave Aboua rappelle une vérité fondamentale : la solidarité n'a ni religion ni frontière. Son action, discrète mais déterminée, montre que le véritable développement durable commence par le cœur – celui qui bat au rythme de l'empathie et de la fraternité.

Car quand un homme choisit de tendre la main à tous, indistinctement, il ne distribue pas seulement du sucre ou du riz ; il sème des graines d'espoir, d'unité et de paix. Et dans la Mé, ces graines-là germent déjà.

Christ MOPAYA