La Commission des Relations Extérieures de l’Assemblée nationale a examiné deux projets de loi portés par la Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. La séance s’est tenue sous la présidence de l’Honorable Léon Kacou Adom.

La Commission des Relations Extérieures de l’Assemblée nationale a examiné deux projets de loi portés par la Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. La séance s’est tenue sous la présidence de l’Honorable Léon Kacou Adom.

La Commission a approuvé à la majorité absolue les deux textes présentés. Cette validation marque une étape décisive dans leur parcours législatif et traduit l’adhésion des députés aux orientations diplomatiques de la Côte d’Ivoire. Le premier projet de loi autorise le Président de la République à ratifier le Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique. Ce texte, adopté en 2018 à Addis-Abeba et entré en vigueur en 2024, vise à renforcer la protection des personnes en situation de handicap.

Ce protocole lutte contre les discriminations, notamment les pratiques superstitieuses néfastes. Il promeut également l’égalité des chances et facilite l’accès aux services essentiels tels que l’éducation, la santé, l’emploi et le transport. En Côte d’Ivoire, où plus de 500 000 personnes vivent avec un handicap selon les données du RGPH 2021, cette ratification permettra d’adapter les normes internationales aux réalités africaines et de consolider les dispositions constitutionnelles relatives à la protection des personnes vulnérables.

Le second projet de loi porte sur la ratification de l’Accord créant la Banque Africaine de l’Énergie. Cette institution, dotée d’un capital initial de 5 milliards de dollars, a pour mission de financer les projets énergétiques en Afrique, notamment dans les secteurs pétrolier et gazier, tout en accompagnant la transition vers des sources d’énergie durables.

En adhérant à cette banque, la Côte d’Ivoire renforce ses capacités d’investissement dans les infrastructures énergétiques. Le pays pourra également bénéficier de financements, de garanties et d’opportunités stratégiques pour consolider sa sécurité énergétique et accroître son influence dans les décisions continentales.

L’adoption de ces deux projets de loi confirme l’engagement de la Côte d’Ivoire en faveur de la promotion des droits humains et du développement énergétique. Elle illustre également la volonté des autorités de positionner le pays comme un acteur majeur sur la scène africaine, à travers une diplomatie active et structurée.


Inza CAMARA