Réuni le mercredi 1er avril 2026 au Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau, le Conseil des ministres a acté deux décisions majeures traduisant la volonté du gouvernement de répondre concrètement aux préoccupations des populations, notamment en matière de logement et d’accès à une...


Réuni le mercredi 1er avril 2026 au Palais présidentiel d’Abidjan-Plateau, le Conseil des ministres a acté deux décisions majeures traduisant la volonté du gouvernement de répondre concrètement aux préoccupations des populations, notamment en matière de logement et d’accès à une électricité stable.

Au titre du logement, la Côte d’Ivoire franchit une étape importante avec la ratification de l’accord portant création de la Banque de développement Shelter Afrique. Cette institution panafricaine, dédiée au financement du logement sur le continent, s’installera à Abidjan. Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, cette adhésion ouvre des perspectives significatives pour le pays, notamment en facilitant l’accès à des financements destinés à la construction de logements en quantité suffisante et à des coûts abordables. Une initiative qui s’inscrit dans la dynamique d’amélioration du cadre de vie des populations.

Parallèlement, le gouvernement a décidé de faire face à l’urgence liée aux perturbations du réseau électrique. Ces dernières semaines, de nombreuses coupures et baisses de tension ont affecté les ménages et les entreprises, mettant en lumière les limites d’un réseau soumis à une forte pression. En réponse, un programme d’urgence d’un montant de 32 milliards de FCFA a été lancé pour stabiliser la distribution de l’électricité.

Les analyses techniques révèlent que cette situation résulte principalement d’une hausse exceptionnelle de la demande énergétique, liée notamment à une vague de chaleur ayant entraîné une augmentation de 14 % de la consommation. Cette pression a provoqué la saturation des équipements, en particulier des transformateurs et des lignes de transport, responsables de près de 80 % des perturbations observées.

Face à cette réalité, des instructions fermes ont été données pour renforcer les infrastructures critiques dans les plus brefs délais. L’objectif affiché est de rétablir une fourniture électrique stable dans un horizon de quelques semaines.

Toutefois, les autorités soulignent que cette réponse d’urgence ne constitue qu’une solution transitoire. Elle s’inscrit dans un plan plus vaste de réhabilitation du réseau électrique national, destiné à moderniser durablement les installations et à les adapter à la croissance continue de la demande.

À travers ces décisions, le gouvernement réaffirme son engagement à améliorer les conditions de vie des populations, en agissant à la fois sur des enjeux structurels et des urgences du quotidien.


Thierry Adama