Le Conseil des Ministres du 04 mars 2026, présidé au Palais de la Présidence par le Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, s’inscrit dans une dynamique de consolidation des fondamentaux économiques, institutionnels et diplomatiques du pays.

Le Conseil des Ministres du 04 mars 2026, présidé au Palais de la Présidence par le Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, s’inscrit dans une dynamique de consolidation des fondamentaux économiques, institutionnels et diplomatiques du pays. À travers les mesures adoptées, se dessine une ligne directrice claire : renforcer la souveraineté productive, moderniser les infrastructures et sécuriser l’environnement financier national.

L’un des axes majeurs concerne le financement du Projet de Développement de la Chaîne de Valeur du Riz (PDCVR), soutenu par la Banque Islamique de Développement à hauteur de plus de 104 millions d’euros. Ce choix stratégique traduit une volonté affirmée de réduire la dépendance aux importations d’une denrée essentielle à la consommation nationale. En investissant simultanément dans l’aménagement hydro-agricole, la production de semences, la transformation et la commercialisation, le Gouvernement adopte une approche intégrée, orientée vers l’autosuffisance alimentaire et la création de valeur locale.

Dans le même esprit structurant, le Projet de Mobilité Urbaine Durable et Intégrée d’Abidjan, financé à hauteur de 200 millions d’euros, confirme l’ambition de transformer en profondeur les déplacements dans le Grand Abidjan. Métro, lignes BRT, transport lagunaire, pôles multimodaux : l’architecture annoncée répond à un double impératif de fluidité économique et d’amélioration du cadre de vie. Au-delà des infrastructures, c’est une vision de ville moderne, connectée et durable qui se profile, en cohérence avec le programme PMUS-2040.

Le renforcement des capacités du LANADA, à travers un financement espagnol, témoigne également d’une attention portée à la qualité et à la compétitivité du secteur agricole. En modernisant les laboratoires nationaux, l’État consolide les bases scientifiques indispensables à la sécurité sanitaire des productions et à l’exportation.

Sur le plan financier et régional, la ratification de la Convention régissant la Commission Bancaire de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA) participe au renforcement de la stabilité du système bancaire sous-régional. De même, la contribution au capital du Fonds de Solidarité Africain illustre l’engagement de la Côte d’Ivoire dans les mécanismes africains de garantie et de financement du développement.

Les permis de recherche minière accordés pour le lithium traduisent, quant à eux, une volonté d’anticiper les mutations énergétiques mondiales. Le lithium, ressource stratégique pour les technologies vertes, pourrait à terme diversifier les sources de croissance, sous réserve du respect strict des normes environnementales.

La cession de la participation de l’État dans IPS West Africa s’inscrit dans une logique de rationalisation du portefeuille public, amorcée depuis plusieurs années. Elle révèle une orientation vers un État stratège, recentré sur ses priorités essentielles.

Sur le plan institutionnel, les nominations de Directeurs des Affaires Financières renforcent la gouvernance budgétaire des ministères, tandis que l’agrément de nouveaux ambassadeurs traduit la vitalité diplomatique du pays.

Enfin, face aux tensions au Moyen-Orient, le Gouvernement affiche vigilance et pragmatisme. La protection des ressortissants ivoiriens et la surveillance des cours du pétrole démontrent une gestion anticipative des risques externes.

Dans l’ensemble, ce Conseil illustre une gouvernance structurée, attentive aux équilibres macroéconomiques, aux enjeux sociaux et aux mutations internationales, dans une logique de continuité et d’adaptation.


Thierry Adama