Réuni sous l’autorité du Président de la République, le Conseil National de Sécurité (CNS) a une nouvelle fois pris la pleine mesure des défis auxquels notre pays est confronté.
Réuni sous l’autorité du Président de la République, le Conseil National de Sécurité (CNS) a une nouvelle fois pris la pleine mesure des défis auxquels notre pays est confronté. Au-delà des chiffres et des mesures techniques, c’est une vision équilibrée entre humanité et fermeté qui se dégage du compte rendu lu par le Ministre, Secrétaire Exécutif du CNS, M. Fidèle Sarassoro.
La situation sécuritaire dans la sous-région continue d’avoir des répercussions directes sur la Côte d’Ivoire. L’afflux de réfugiés en provenance de pays frontaliers – notamment le Burkina Faso, le Mali, la Guinée et le Ghana – a connu une hausse significative. À ce jour, ce sont plus de 115 000 demandeurs d’asile qui ont été enregistrés. Un chiffre qui interpelle, mais qui témoigne également de la stabilité relative et de l’attractivité sécuritaire de notre pays dans un environnement régional fragilisé.
Face à cette pression migratoire, l’État ivoirien a choisi la voie de la responsabilité. Le Secrétaire Exécutif du CNS a été instruit de poursuivre la coordination de l’enregistrement biométrique des réfugiés et de renforcer l’assistance humanitaire, conformément aux engagements internationaux de la Côte d’Ivoire. Une assistance qui ne se limite pas aux seuls demandeurs d’asile, mais qui prend aussi en compte les communautés ivoiriennes hôtes, souvent mises à rude épreuve. L’équilibre est subtil, mais nécessaire : solidarité sans naïveté, hospitalité sans fragilisation.
Dans le même temps, la vigilance sécuritaire reste de mise. Le Conseil a instruit le Chef d’État-Major Général des Armées de renforcer le dispositif sécuritaire aux frontières nord du pays. Car si la Côte d’Ivoire demeure un havre de paix, elle ne saurait ignorer les menaces asymétriques qui pèsent sur la sous-région.
Autre enjeu stratégique abordé : la couverture en réseau de communication électronique dans les zones frontalières. Le déficit de connectivité constitue un frein majeur au déploiement optimal des dispositifs sécuritaires. Conscient de cette réalité, le Président de la République a instruit le Premier Ministre d’accélérer la mise en œuvre du Programme National de Connectivité Rurale (PNCR). L’objectif est clair : étendre la couverture aux zones rurales et frontalières encore enclavées. Des solutions innovantes, notamment « satellite à mobile », sont également envisagées pour assurer une couverture intégrale du territoire national.
Au terme de la réunion, le Chef de l’État s’est félicité des résultats obtenus dans la sécurisation du pays, tout en exhortant l’ensemble des acteurs à redoubler d’efforts. Le message est limpide : la sécurité est un acquis fragile qui exige constance et anticipation.
Dans un contexte régional incertain, la Côte d’Ivoire continue d’avancer avec lucidité, détermination et sens des responsabilités. Entre solidarité humanitaire et rigueur stratégique, le cap reste celui d’un environnement sécurisé et apaisé pour tous.
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