COMMÉMORATION DES 50 ANS DE LA CEDEAO : YAMOUSSOUKRO AU CŒUR D’UN PLAIDOYER POUR L’UNITÉ RÉGIONALE La célébration du cinquantenaire de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a donné lieu, ce samedi 28 mars, à une cérémonie officielle à Yamoussoukro.
La célébration du cinquantenaire de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a donné lieu, ce samedi 28 mars, à une cérémonie officielle à Yamoussoukro. L’événement, organisé par la Représentation permanente de la Commission de la CEDEAO en Côte d’Ivoire en collaboration avec le Bureau national et le ministère en charge de l’Intégration africaine, s’est tenu dans le cadre symbolique de la Fondation Félix Houphouët-Boigny pour la Recherche de la Paix.
Placée sous la présidence de la Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nialé Kaba, cette rencontre a rassemblé plusieurs personnalités institutionnelles, diplomatiques et acteurs de l’intégration régionale autour d’un objectif commun : dresser le bilan de cinquante années d’existence de l’organisation sous-régionale et esquisser les perspectives à venir.
Au fil des interventions, les acquis majeurs de la CEDEAO ont été mis en exergue.
Depuis sa création en 1975, l’organisation a contribué à renforcer la libre circulation des personnes et des biens, à dynamiser les échanges commerciaux intra-communautaires, et à promouvoir des projets structurants, notamment dans le domaine de l’énergie et des infrastructures. Ces avancées ont progressivement consolidé les bases d’un espace régional plus intégré, au bénéfice des populations ouest-africaines.
Moment central de la cérémonie, l’allocution de la ministre d’État a permis de revisiter l’esprit fondateur de la CEDEAO. L’intervention a salué la clairvoyance des pères fondateurs et insisté sur la nécessité de préserver une souveraineté collective face aux enjeux contemporains. Les progrès enregistrés dans les domaines de la mobilité, du commerce et les ambitions liées à la future monnaie unique, l’ECO, ont été rappelés comme autant de jalons importants dans le processus d’intégration.
Toutefois, le discours a également mis en lumière les défis persistants auxquels la sous-région est confrontée. Les menaces sécuritaires, notamment le terrorisme, les ruptures de l’ordre constitutionnel et les fragilités démocratiques figurent parmi les préoccupations majeures évoquées. Dans ce contexte, l’accent a été mis sur les initiatives entreprises par la Côte d’Ivoire, notamment le renforcement du cadre législatif, la mise en place d’institutions spécialisées comme l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme de Jacqueville, ainsi que des programmes sociaux en faveur des femmes et des jeunes.
Au-delà du bilan, cette commémoration s’est voulue porteuse d’un message d’espoir et de mobilisation.
L’appel à une CEDEAO plus unie, plus résiliente et davantage tournée vers la prospérité collective a constitué le fil conducteur de cette célébration. Cinquante ans après sa création, l’organisation est ainsi invitée à se réinventer, en consolidant ses acquis et en répondant avec efficacité aux aspirations des peuples ouest-africains.
Inza CAMARA
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