Ce mercredi 4 mars 2026, le Ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a officiellement ouvert la campagne intermédiaire du cacao 2025-2026.

Ce mercredi 4 mars 2026, le Ministre de l'Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières, Bruno Nabagné Koné, a officiellement ouvert la campagne intermédiaire du cacao 2025-2026. Une cérémonie qui marque le début d'une nouvelle phase pour les milliers de producteurs qui, chaque jour, cultivent l'or brun de notre nation.

Dans son allocution, le Ministre a annoncé une décision attendue avec impatience : le prix minimum garanti bord-champ pour un cacao bien fermenté, bien séché et bien trié est fixé à 1 200 FCFA le kilogramme. Derrière ce chiffre se cache une réalité complexe, celle d'un marché international en pleine tourmente où les cours du cacao connaissent une baisse continue, mettant à rude épreuve la résilience de nos agriculteurs.

Cette décision reflète une approche responsable et pragmatique de la gestion de la filière. « Ce réajustement tient compte de la baisse continue des cours du cacao sur le marché international », a souligné le Ministre, rappelant ainsi que la politique agricole ivoirienne se construit dans un équilibre délicat entre protection des producteurs et réalité économique mondiale.

Car derrière chaque kilogramme de cacao se cache le labeur d'un paysan, les espoirs d'une communauté rurale tout entière. Ce prix minimum garanti représente bien plus qu'une simple mesure économique ; c'est un filet de sécurité, une promesse faite à ceux qui, sous le soleil brûlant ou sous la pluie battante, cultivent avec passion ce fruit qui fait la fierté de notre pays.

Le choix des adjectifs utilisés par le Ministre – « bien fermenté, bien séché, bien trié » – n'est pas anodin. Il rappelle avec fermeté que la qualité reste le maître-mot de notre compétitivité sur les marchés internationaux. Dans un contexte où les standards mondiaux deviennent de plus en plus exigeants, la Côte d'Ivoire entend maintenir son rang de premier producteur mondial non seulement par la quantité, mais surtout par l'excellence de ses produits.

Cette campagne intermédiaire s'ouvre donc dans un esprit de responsabilité partagée. L'État garantit un prix minimum pour protéger les producteurs des aléas du marché, tandis que ces derniers s'engagent à produire un cacao de qualité supérieure. Un pacte silencieux entre le gouvernement et ses agriculteurs, fondé sur la confiance et le respect mutuel.

Alors que les premières récoltes quitteront bientôt les plantations pour rejoindre les ports d'exportation, une certitude s'impose : la filière cacao ivoirienne, malgré les tempêtes internationales, reste debout. Et dans cette résilience collective réside toute la force de notre agriculture – celle qui nourrit notre économie, préserve nos traditions et construit l'avenir de nos enfants.

Lionel ATOKRÉ