La récente mise en place du nouveau Bureau Exécutif du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) suscite une vive interrogation, en raison de l’absence notable de représentantes féminines.
La récente mise en place du nouveau Bureau Exécutif du Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) suscite une vive interrogation, en raison de l’absence notable de représentantes féminines. Cette situation interpelle au regard du rôle historique du CNDH dans la promotion des droits des femmes, leur formation et le plaidoyer pour leur participation active aux instances de décision, conformément au principe des 30 % de représentativité.
Dans un contexte où la Côte d’Ivoire s’engage pour une gouvernance inclusive et équitable, il est crucial que les institutions chargées de la promotion des droits humains incarnent elles-mêmes ces valeurs. L’absence de femmes dans cet organe stratégique pourrait être perçue comme un signal en décalage avec les engagements nationaux et internationaux en matière d’égalité de genre.
Il apparaît donc nécessaire que cette situation fasse l’objet d’une attention particulière, afin de garantir une représentation équilibrée et inclusive, en adéquation avec les missions et les valeurs que porte le CNDH. La consolidation de l’État de droit dépend en grande partie de la participation équitable de toutes les composantes de la société, et en particulier des femmes.
Il est souhaitable que le CNDH, dans sa composition et son fonctionnement, reflète pleinement cette exigence d’inclusion, contribuant ainsi à une société plus juste et représentative.
Kady Bakayoko
Auditrice de CNDH-DUDH et du Programme de Renforcement des Capacités des Femmes en Politique
Commentaires (0)
Aucun commentaire pour le moment
Soyez le premier à réagir à cet article !
Charte de commentaires : Les commentaires doivent rester respectueux et constructifs. Tout propos injurieux, discriminatoire ou hors sujet sera supprimé. RHDP 24 se réserve le droit de modérer les commentaires.