Ce dimanche 15 mars, le siège local du RHDP à Béoumi a accueilli une réunion présidée par Sidi Tiemoko Touré, Secrétaire départemental par intérim, cette assemblée a rassemblé les secrétaires de sections et responsables des structures spécialisées autour d'un même objectif :...
Ce dimanche 15 mars, le siège local du RHDP à Béoumi a accueilli une réunion présidée par Sidi Tiemoko Touré, Secrétaire départemental par intérim, cette assemblée a rassemblé les secrétaires de sections et responsables des structures spécialisées autour d'un même objectif : panser les plaies du passé et forger une unité renouvelée pour l'avenir.
Dans la salle, une quarantaine de militants ont écouté avec attention les mots mesurés mais fermes de leur coordinateur. « La discipline n'est pas une contrainte, c'est notre force », a-t-il rappelé, la voix portée par une conviction forgée dans les tempêtes politiques récentes. Chaque phrase prononcée portait le poids des erreurs passées, mais aussi l'espoir d'un renouveau collectif.
Cette rencontre s'inscrit dans un vaste mouvement de réorganisation du secrétariat départemental, nécessaire après les législatives dans la circonscription. Les visages présents racontaient une histoire silencieuse : celui de l'ancien combattant aux cheveux gris, celui de la jeune militante aux yeux brillants d'ambition, celui du responsable local marqué par les divisions récentes. Tous partageaient ce même désir – retrouver la cohésion qui fit autrefois la force du parti houphouétiste.
Le Coordonnateur associé du RHDP dans le Gbêkê a insisté sur un principe fondamental : l'alignement sur les orientations du Président du parti. « Être houphouétiste, ce n'est pas seulement porter un badge ou chanter un slogan. C'est adhérer à une philosophie, respecter une discipline, servir une vision commune », a-t-il déclaré, rappelant que l'unité ne se décrète pas – elle se cultive chaque jour par des actes concrets.
En marge des échanges officiels, des conversations murmurées dans les couloirs ont évoqué la dernière crise interne qui avait secoué la localité. La candidature de certains militants RHDP en indépendants lors des législatives partielles avait laissé des traces profondes – des amitiés brisées, des confiances perdues, une position affaiblie face à l'opposition. « Nous avons payé cher notre division », a confié un responsable local, les mains crispées sur son cahier de notes. « Aujourd'hui, nous comprenons que l'individualisme tue le collectif. »
Cette prise de conscience a nourri un consensus silencieux : la réorganisation en cours doit s'accompagner d'une fermeté renouvelée envers les comportements attentatoires à l'unité. Non pas une répression arbitraire, mais un rappel constant des valeurs fondatrices – loyauté, respect mutuel, engagement désintéressé.
À Béoumi, la direction locale entend désormais transformer cette résolution en actions tangibles. Renforcer les cellules de base, former les jeunes responsables, organiser des rencontres régulières de dialogue – autant de gestes concrets pour recoller les morceaux d'un tissu social parfois déchiré. L'objectif dépasse les simples calculs électoraux : il s'agit de restaurer la confiance entre les militants, de redonner sens à l'appartenance du parti.
Le chemin sera long, les tentations de division persisteront, mais la volonté de rebâtir ensemble semble aujourd'hui plus forte que les rancœurs du passé. Car à Béoumi comme ailleurs, le RHDP comprend une vérité essentielle : un parti divisé ne peut porter l'espoir d'une nation. Et l'unité, même difficilement conquise, reste le socle sur lequel se construit l'avenir.
Naba, corresponda
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