Par Thierry Adama En marge de la séance plénière de l’Assemblée nationale tenue ce mercredi 6 mai 2026, une voix s’est particulièrement distinguée pour éclairer l’opinion sur l’une des réformes majeures adoptées.


Par Thierry Adama


En marge de la séance plénière de l’Assemblée nationale tenue ce mercredi 6 mai 2026, une voix s’est particulièrement distinguée pour éclairer l’opinion sur l’une des réformes majeures adoptées. Celle de l'honorable Albert Flindé, président de commission de recherche, de la science, de la technologie et de l'environnement, directement impliqué dans l’examen et l’adoption du projet de loi modifiant le Code de la construction et de l’habitat. Face à la presse, le parlementaire est revenu avec pédagogie sur les enjeux de ce texte, adopté à l’unanimité, et qui vise à corriger certaines insuffisances observées ces dernières années dans le secteur du bâtiment en Côte d’Ivoire.

Au cœur de cette réforme : la volonté de prévenir les effondrements d’immeubles, devenus une préoccupation majeure entre 2021 et 2024. « Le gouvernement a constaté des manquements dans l’application de certaines règles, notamment en matière d’assurance, avec des conséquences parfois dramatiques », a expliqué le député. Pour y remédier, la nouvelle loi introduit des mesures claires et contraignantes. Désormais, tout constructeur de bâtiments de plus de deux étages est tenu de souscrire une assurance avant même le démarrage des travaux. Une obligation qui vise à responsabiliser davantage les acteurs du secteur. Mais la réforme ne s’arrête pas là. Une fois les bâtiments livrés, les propriétaires ont également l’obligation de contracter une assurance décennale. Celle-ci prévoit notamment une protection des locataires en cas de sinistre ou de travaux urgents nécessitant leur déguerpissement. « Les locataires pourront ainsi bénéficier d’une couverture allant jusqu’à quatre mois de loyer », a précisé Albert Flindé.


Autre avancée notable : le renforcement du dispositif de sanctions en cas de non-respect des obligations. Le texte clarifie les responsabilités de chaque acteur — constructeurs comme propriétaires — tout en consolidant les mécanismes de contrôle.

À travers cette réforme, les autorités entendent instaurer une culture de responsabilité et de prévention dans le secteur du bâtiment, afin de garantir des constructions plus sûres et protéger durablement les citoyens.

Une fois promulguée par le Président de la République, cette loi marquera une étape décisive dans la modernisation du cadre légal de l’habitat en Côte d’Ivoire, avec en ligne de mire un objectif clair : plus jamais de drames évitables liés à des défaillances structurelles.