La Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nialé Kaba, a pris part ce mercredi à Rabat à la 2ᵉ Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone.


La Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nialé Kaba, a pris part ce mercredi à Rabat à la 2ᵉ Conférence ministérielle sur le maintien de la paix en environnement francophone. Une rencontre de haut niveau qui s’inscrit dans un contexte international marqué par la complexification des crises sécuritaires et la nécessité de repenser les mécanismes multilatéraux de gestion des conflits.

Organisée sous la coprésidence du ministre des Affaires étrangères du Maroc, Nasser Bourita, et de son homologue français, Jean-Noël Barrot, la conférence a réuni 63 délégations venues des cinq continents, dont 26 représentées au niveau ministériel. Tenue en partenariat avec l’Organisation des Nations Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), cette initiative confirme la volonté de renforcer une approche concertée du maintien de la paix dans l’espace francophone.


La participation ivoirienne s’inscrit dans la continuité de la diplomatie active menée par la Côte d’Ivoire en faveur de la stabilité internationale. Abidjan y réaffirme son engagement en tant qu’acteur contribuant aux efforts collectifs de prévention des conflits et de consolidation de la paix, notamment sur le continent africain. Les échanges ont mis en lumière plusieurs défis majeurs, notamment la multiplication des conflits armés, la pression croissante sur les ressources des opérations onusiennes et la nécessité d’adapter les mandats de maintien de la paix aux réalités du terrain. Les participants ont plaidé pour des approches plus flexibles, intégrant davantage de dimension politique, de dialogue et de médiation dans les stratégies de sortie de crise.

À l’issue des travaux, la Déclaration de Rabat a été adoptée. Ce document consacre le rôle central du Royaume du Maroc dans les opérations de paix, salue les efforts de médiation sur le continent africain et condamne fermement les attaques contre le personnel des Nations Unies. Il appelle également au renforcement de l’interopérabilité entre contingents francophones et à la consolidation des mécanismes de formation et d’expertise en médiation.


Dans une intervention préenregistrée, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a rappelé que le maintien de la paix demeure l’un des instruments les plus efficaces et les plus économiques de la communauté internationale. Il a insisté sur la nécessité d’un engagement politique accru des États membres, soulignant l’importance de la langue française et de la compréhension des contextes locaux dans l’efficacité des opérations.

Cette deuxième édition, qui fait suite à la conférence fondatrice de Paris en 2016, marque une étape importante dans la construction d’une vision francophone partagée du maintien et de la consolidation de la paix. Les participants ont convenu de poursuivre ce cadre de concertation dans les instances de l’ONU et de l’OIF, en vue d’en assurer la pérennisation et la régularité.


Inza CAMARA