
Dans la vidéo présentée par le ministre de l’Intérieur au JT du 3 août à 20h, Josué Kouamé s’exprime avec la froide rigueur d’un exécutant et la conviction rigide d’un idéologue. Il ne déplore aucun tort moral , il expose plutôt un plan de sabotage : Stations-service, bureaux de la CEI, mairie annexe de Yopougon. Il énumère avec méthode les cibles d’une offensive concertée, comme s’il récitait un manuel d’insurrection.
Ce n’est plus une opinion, mais une action préméditée. Le « commandement » autoproclamé, présenté comme une émanation directe du PPACI selon ses propos, n’a rien d’une initiative politique. Il fonctionne comme une cellule structurée, attaquant délibérément les piliers de l’ordre républicain : énergie, institutions électorales, administration pour semer une psychose généralisée.
Le PPACI : une mécanique de terreur
Ce que l’on constate n’est pas un écart ponctuel, mais la mutation progressive d’un parti politique, le PPACI, en une entité aux ressorts terroristes. Le ciblage méthodique, la désignation explicite d’institutions publiques, la volonté d’installer la peur.
Tout cela s’inscrit dans la définition même du terrorisme.
Il ne s’agit plus de porter une voix dans le débat démocratique, mais de s’en prendre aux fondations de la vie collective.
Ce ne sont plus des convictions que l’on affirme, ce sont des existences que l’on met en danger. Une attaque frontale contre la démocratie. Le sabotage de 15 ans de travail sans relâche.
Le PPACI pleure sur ses propres flammes
Dans ce théâtre grinçant de l’absurde politique, le PPACI interprète avec un cynisme consommé le scénario bien rodé du triangle dramatique de Karpman.
Après que Josué Kouamé a tenu sans détour le rôle du persécuteur, appelant à la violence ciblée, surgit Danon Djédjé, en pleine conférence de presse précipitée , pour endosser le costume de la victime indignée.
D’un ton plaintif, il accuse. S’émeut. Dénonce les méthodes d’interpellation. Mais se garde bien de désavouer les siens, encore moins de condamner l’agent incendiaire des biens publics et privés.
Un retournement de rôle devenu rituel : transformer le pyromane en martyr, tout en continuant, en coulisses, à souffler sur les braises de la discorde.
Le droit comme rempart pour protéger la République
La Côte d’Ivoire, forte de ses institutions et de ses douleurs passées, ne peut plus s’offrir le luxe de l’indulgence.
Face à ces faits, la loi sur les organisations terroristes n’est pas seulement pertinente elle est impérative.
Elle permet de protéger la démocratie contre ceux qui l’utilisent comme camouflage pour fomenter la destruction. Appliquer cette loi, c’est rappeler que la République ne plie pas devant la menace. C’est dire que l’opposition est un droit, mais que la terreur ne sera jamais une option.
Le masque est tombé
Le PPACI ne peut plus continuer à entretenir cette double posture : celle d’un acteur politique en plein jour et d’un catalyseur de désordre à la faveur de la nuit.
Il faut trancher entre la voie républicaine du débat et l’engrenage clandestin de la terreur.
Dès lors que le PPACI a fait le choix délibéré de l’obscurité, il appartient à la lumière de la République de le mettre à nu, pour que justice soit rendue avec fermeté et discernement.

Kalilou Coulibaly, Doctorant EDBA, Ingénieur
































